Frédéric Berthet (7)


carnet


Voici quelques feuilles perforées, appartenant au sketchbook qui accompagnait Frédéric Berthet lors de son séjour new-yorkais. La précision n’est pas inutile, puisque cette première mise en place du roman, qui préfigure donc le chapitre – I – (voir précédente livraison), mais aussi la troisième partie du livre, est écrite à la suite de son retour à Paris en 1987, alors que les circonstances évoquées eurent lieu en 1984, juste avant son départ pour les États-Unis. Il règne une paix absolument dominicale sur la campagne alentour : nous sommes effectivement le dimanche 2 septembre de cette même année 1984, sur le gravier du château de Bertangles (à proximité d’Amiens), au lendemain du mariage de la jeune soeur de “Véro”. Les dernières nouvelles de Raphaël, par un ultime stratagème, parviennent-elles à Charles Bonneval après un délai de quinze jours, que nous réalisons instantanément ceci : lorsque notre oeil abordait en toute confiance, quoique légèrement inquiet, le verso de la page 59, qui conclut la première partie, nous étions en fait à l’approche du lundi 20 août. Or, cette date majeure du calendrier liturgique FB (il fut question d’y consacrer une Lettre ouverte) marquait chaque année, et quel qu’en soit le jour, l’avènement des grandes décisions.

Revenons donc à ce point d’impact. Nous sommes rue Tournefort, de retour de la presqu’île de Giens. Le manuscrit Éducation française, dont le titre deviendra bientôt Simple journée d’été, est entre les mains de l’éditeur depuis le mois de mai. Charles Bonneval, dans la perspective de ses mémoires, vient d’avoir 30 ans. Derniers préparatifs, sous forme d’adieux à Véronique de Clermont-Tonnerre. Envol à destination de New York le 17 septembre 1984, à 14 heures 55.

Trois années passent, retour en France le 1er août 1987 et reprise, après de multiples péripéties, de ce fil ténu. L’auteur lui-même vient d’avoir 33 ans. Balle de match : c’est le moment.



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