Frederick W. Hughes


Commentaire : les hasards parfois heureux des bacs à soldes nous ont fait tomber sur le catalogue de la vente de la collection de Frederick W. Hughes, chez Sotheby's en 2001, l'années de son décès (il avait 57 ans). On ne connaissait pas cette élégante personnalité, exécuteur testamentaire d'Andy Warhol depuis la mort de celui-ci en 1987. Les deux hommes s'était rencontrés à la fin des années 60 pour ne plus se  quitter. Hughes avait pris les rênes de la Factory, devenant par la suite l'éditeur d'Interview. Il s'était fait la réputation d'un homme séduisant et élégant, à l'humour acerbe et à la repartie forcément assassine. On le disait aussi incapable de passer devant une galerie ou un magasin d'antiquités sans y acheter quelque chose.
De fait, la maison qu'il occupait sur Lexington Avenue était un amoncellement ahurissant de meubles, objets et oeuvres d'art, où cohabitaient des antiquités indiennes, des photos de Cecil Beaton, Man Ray, Helmut Newton ou du Baron de Meyer, des meubles américains du XIXe siècle, des vases de Jean Dunand, d'innombrables oeuvres de Warhol, des portraits du XIXe siècle, des objets de curiosité, des tableaux de Jean Béraud, Francesco Clemente ou Claude Viallat, etc. En feuilletant le gros catalogue richement illustré de sa collection, on entrevoit toute l'excentricité de ce personnage évidemment warholien, très camp dans son sens de la mise en scène et de l'exagération. On se dit aussi qu'il avait un goût très sûr. 





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