Emplettes




commentaire : Le livre date de 1963, l'année de sortie de Muriel ou le temps d'un retour, et propose une longue présentation par Jean Cayrol du décor et des personnages. Ensuite, c'est le scénario. Le tout avec de très nombreuses photos.
Le livre d'Yves Buin date lui de 1972 - on ne peut pas dire que les couvertures Grasset aient beaucoup évolué. Présentation de la chose : "Ce livre est le RÉCIT - forme qu'il n'est pas inutile de maintenir - d'une vieille histoire : celle d'hommes et de femmes de la nuit qui, souvent, s'approchèrent et quelquefois se connurent. La confidence, la quintessence de ces rencontres trouvèrent à s'exprimer dans deux lieux électifs : Drury Lane et la 110e Rue qui, des années après, figurent encore la scène vide de leur théâtre où quelqu'un - L'un d'eux ? Eux tous, tour à tour ? - revient parcourir d'invisibles traces et donner libre cours à ces pages d'allées et venues." Ça n'a pas l'air mal...
Jacques Decrest est l'auteur d'une série policière qu'il faudra bien faire redécouvrir un jour, celle du commissaire Gilles. Ce livre est à part, puisque l'intrigue n'y est pas policière et parce que le commissaire Gilles en est absent. L'un des intérêts de l'ouvrage, à nos yeux, c'est qu'il a été publié en 1943 et qu'en le feuilletant, il nous a bien semblé que Decrest parle un peu de son temps, ce qui est assez rare dans la production romanesque de la période.
Le livre de Paul Robert, qui propose ces mémoires sous forme de fac-similé du manuscrit, est l'histoire du Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française, oeuvre titanesque que Robert mena pendant 14 ans. Impressionnant. Avec cette improbable photo de la rencontre (en 1963) de Sheila et d'André Maurois - entre qui on aperçoit justement les volumes du Robert...
Avec Patrick Ravignant, Michel Doury sera notre découverte de l'année. Le nom est familier aux lecteurs de certaines traductions de Raymond Chandler (les Lettres, c'est lui), Cyril Connoly , Anthony Powell, Thomas Pynchon, Leonard Cohen, Carlos Castaneda, Richard Barutigan, Saki, Edmund Wilson, Christopher Isherwood, etc. Une belle brochette ! Mais Doury est aussi un romancier négligé, une espèce de post-hussard (ni hussard, ni néo-hussard) des plus réjouissants. Sa Chasse en octobre (publié en 1971), qui raconte le séjour à Paris en plein mai 68 d'un architecte anglais amateur d'alcool et de belles voitures, est excellent. On va donc rechercher maladivement le reste des romans de Doury.
Les deux couvertures énigmatiques sont deux Club du Livre Français. À 1 €, voire 0,20 € chez Boulinier, on est en train de devenir collectionneur.
Lucie Delarue-Mardrus est un personnage assez fascinant, auteur prolifique d'une oeuvre oubliée et très diverse. C'est une figure du saphisme du début du XXe et de l'entre-deux-guerres. 


















Commentaires

  1. Je note Michel Doury. Pour info, les éditions du Donjon ont publié il y a une vingtaine d'années une correspondance Huysmans-Myriam Harry succincte (dix lettres). Huysmans la qualifiait de « Pierre Loti mâle » (!).

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