Emplettes



Commentaire : en recherchant rapidement sur Internet, on a trouvé trois autres ouvrages de Max Rians, Vicieuse, Ginette se débauche en 1920 à la librairie des éditions modernes, La Polissonne d'amour en 1934 aux Éditions modernes, ou encore Dans les coulisses du mariage, petits secrets d'alcôve d'une femme amoureuse. On voit dans quel genre de littérature M. Rians oeuvrait. On a déniché par ailleurs un argumentaire prometteur de De la volupté à la luxure :

Un livre sensationnel, d'un réalisme inouï. L'auteur y a décrit minutieusement et avec un grand talent toutes les sensations, tous les désirs exacerbés d'une adolescente vierge encore qui, petit à petit, sombre dans les dépravations les plus inavouables. Mariée trop tard à son gré, elle ne trouve dans le mariage qu'une désillusion et retombe dans ses égarements primitifs puis, la passion la travaillant à nouveau, elle cherche, invente, trouve même des sensations nouvelles, inédites, débauchant pour cela les malheureuses qu'elle a à sa portée. Un fort volume sous couverture illustrée en couleurs. Toutes les femmes voudront lire ce livre osé peut-être, mais bien vrai, et dans lequel l'auteur a mis beaucoup de talent. 

No comment...

L'exemplaire de La Maison de rendez, d'Alain Robbe-Grillet, fait partie de la première édition - 1965. On rappelle la première phrase de ce roman : La chair des femmes a toujours occupé, sans doute, une grande place dans mes rêves.
Notre exemplaire des Oeuvres de Sally Mara, de Raymond Queneau, est lui aussi de la première édition, 1962. 
On avait évoqué (ici) l'éditeur Jérôme Martineau. Il publia un certain nombre de textes érotiques dans les années 60/70, dont ce Château de cène d'Urbain d'Orlach, pseudonyme de Bernard Noël, à qui ce roman sulfureux, poético-pornographique qui, valut un procès. La couverture est dans une étrange matière, rappelant du velours.

On ne connaissait pas Wilhelm Froehner, mais on a trouvé ici un portrait de ce personnage, portrait dont le seul premier paragraphe donne envie d'en savoir plus.

Parmi ceux que l'on appelait naguère des « antiquaires », c'est-à-dire des archéologues qui, sans nécessairement faire des fouilles, connaissaient bien les antiquités, Wilhelm (dit Christian-Guillaume) Froehner occupe une place à part en Europe : par sa collection aussi originale que sa personnalité et par « l'arabesque bizarre de [sa] destinée », une expression de Jean Babelon dans le beau portrait – toutefois entaché d'inexactitudes et de fausses rumeurs – qu'il en dressa (Archéonumis, 5, 1973, p. 2-9). Dans ses Souvenirs (Paris, 1934, t. I), l'historien Gustave Schlumberger, qui partageait son goût pour les déjeuners fins autant que pour les objets byzantins, ne cache pas son admiration pour l'érudition et la mémoire exceptionnelles de cet « homme aigri par ses infortunes en grande partie imméritées, qui vivait très isolé et travaillait sans cesse, parlait de Goethe et de Wagner avec le même savoir universel que pour les graveurs de médailles de Syracuse ou des médaillons des empereurs romains ».

A la réflexion, il ne serait pas impossible qu'on ait croisé le nom ou la silhouette dans telle ou telle page de Patrick Mauriès...












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