Med. 14-74



commentaire : ça n'est sans doute pas raisonnable, mais c'est ce numéro de téléphone griffonné en couverture qui nous a fait acheter cette édition ancienne du Fin de partie de Samuel Beckett. Fétichisme très modianesque. Modianesque, le nom lui-même l'est, d'ailleurs. Yves Duval. On imagine un élégant personnage d'un certain âge, portant toujours beau, avec un foulard en soie de chez Sulka autour du cou. Un acteur oublié, un ancien décorateur... Il y a une énigme supplémentaire, concernant le numéro : si l'on croit lire "ned", il doit probablement s'agir de "med". Sauf que cette abréviation d'indicatif peut désigner Médéric (dans le 17e arrondissement) ou Médicis (dans le 5e arrondissement). Alors ?
Le hasard veut que dans la même fournée, on ait trouvé un autre numéro téléphonique, griffonné au crayon à la fin livre d'André du Dognon sur Roger Peyrefitte. On est passé de 1965 à 1976, et les vieux indicatifs téléphoniques ont disparu, laissant place place à des numéros à huit chiffres. L'énigme, ici, c'est c'est le petit dessin...

addendum : on pourra jeter un coup d'oeil aux commentaires, où des pistes sérieuses apparaissent... Bravo et merci à George WF Weaver !


Commentaires

  1. Concernant le deuxième numéro, s'agirait-il de celui du compositeur Luc Ferrari ?
    Le dessin est effectivement énigmatique : sont-ce des yeux, des seins ?…

    Mais pour ce qui concerne l'indicatif MED., il désigne à coup sûr "Médicis", car "Médéric" avait disparu dès 1950 : voyez ici.

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  2. Bravo pour Médicis, cher Georges.
    Mais pour Le reste, je viens d'voir une illumination, qui illumine ma soirée : ce sont des seins, bien sûr ! Et ces seins sont ceux de Lolo Ferrari, forcément ? N'est-ce pas énormissime ?

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  3. Bon sang mais c'est bien sûr, sub specie æternitatis évidemment !
    N'empêche qu'inscrire le numéro de Lolo sur une biographie de Roger Peyrefitte témoigne d'un esprit particulièrement retors…

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  4. Bon, en même temps, le livre date de 1976, et à l'époque, Ève Geneviève Aline Vallois, dite Lolo Ferrari, née le 9 février 1963 à Clermont-Ferrand, n'avait que 13 ans... Mais on peut imaginer que l'inscription est ultérieure - on est passé à la numérotation à 10 chiffres en 1996.

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  5. Oui, c'est ce décalage d'âge qui me faisait envisager cette évidence sous l'espèce de l'éternité.
    Mais à la réflexion, ce dessin figure peut-être un rébus, à la manière de ceux qu'échangeaient Voltaire et Frédéric II…

    Ou alors une forme moderne de notation musicale, car après réflexion, vu le chic de l'adresse et la simplicité du numéro de téléphone (70 est le double de 35 et 50-50 évoque justement un partage en deux), je tiens pour quasi sûr qu'il s'agit des coordonnées d'une boîte de production musicale où œuvrait Luc Ferrari à l'époque.

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  6. Je préférerais quand même que ce soir Miss Ferrari... Allô, Lolo ?

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