Les Années Foch - Jean-Pierre Montal




Là où d'autres se la ramènent, ce livre fait dans la discrétion. Une vertu aussi rare qu'appréciable en ces temps où tout semble bon pour se faire remarquer. Un livre discret, donc, élégant, baigné par une espèce de mélancolie diffuse qui lui donne un charme certain. 
On est dans les années 90. Le narrateur a la vingtaine. Il arrive à Paris, vient de Saint-Étienne, suit de vagues études, cherche une amie d'enfance. Et très vite, sa vie va se concentrer sur l'avenue Foch, avec ses riches, ses putes, ses contre-allées et ses grands immeubles tristes. Un cadre original. On aperçoit Prince et Gérard de Villiers, on croise des personnages plus ou moins clairs, des silhouettes plus ou moins distinctes. On pense forcément, ici ou là, à Patrick Modiano. Il y a aussi un je-ne-sais-quoi de chandlerien dans l'intrigue filandreuse, dans ce regard vaguement désabusé du narrateur sur le monde. Le style est sobre, élégant (on l'a déjà dit, non ?), ponctué de phrases qu'on noterait bien dans un carnet.
On achètera forcément le deuxième roman de Jean-Pierre Montal.

Commentaires

  1. "Elégant", "mélancolie diffuse", "chandlerien"... Tout cela me parle. J'ai suivi votre recension après celle-ci : http://www.denecessitevertu.fr/sujet-3125-les_annees_foch_jean_pierre_mo.html et acquis le volume.

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  2. Le "chandlerien" est une perception toute personnelle - quelques-uns s'en sont étonnés. Mais ça ne devrait pas vous déplaire, me semble-t-il.

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