Frédéric Berthet (2)


photographie trouvée ici

On confesse consulter chaque matin un outil appelé Analytics, qui permet d'avoir des informations sur le trafic de ce blog. On s'émerveille ainsi de découvrir que ce sont en moyenne une quarantaine de visiteurs qui échouent ici ou y viennent de leur plein gré. On s'amuse des mots clés (parfois très très improbables) qui sont utilisés sur tel ou tel moteur de recherche pour atterrir chez l'éditeur singulier. En ce moment, dans les dix premiers, il y a Jacno, Eugène Montfort, Gilbert de Voisins, Jean de la Ville de Mirmont, la librairie Galignani, Pierre de Régnier, Bernard Boutet de Monvel, la Hune ou Astier de Villatte. Et puis, il y a Frédéric Berthet, qui reste sans doute dans les cinq noms les plus recherchés depuis la création de ce blog.
Rien ne nous ferait plus plaisir, étant donné notre adoration pour cet auteur.
Sa bibliographie, trop courte, se résume en six livres. Les nouvelles publiées en revue (L'Infini, Rive Droite, Le Serpent à Plumes...) ont à notre connaissance toutes été reprises en volume. Mais en cherchant un peu, l'autre jour, on s'est amusé à découvrir des raretés à côté desquelles on était passé : comme ce Rivegauching, paru dans le n°7 de la mythique revue Façade, en mai 1979, et qui nous fait bien fantasmer. Comme cet article dans le premier numéro des Cahiers Critiques de la Littérature, consacré aux écrivains et à leurs peintres, où en 1976, Berthet signe un article intitulé La Question Titorelli - il y est bien évidemment question de Kafka. Ou encore : en 1987, Berthet signe le texte du catalogue de l'exposition du peintre Michaële-Andréa Schatt, à la galerie Bernard Zürcher. Ou encore, en 1979, dans la revue Communications, le n°30, on découvre une présentation du numéro co-signée par Berthet et Roland Barthes (qui en aurait volontiers fait son collaborateur), un article de Berthet intitulé Éléments de conversation et un autre co-signé avec Philippe Sollers et intitulé Conversation à Notre-Dame. On peut lire tout cela ici. On trouve aussi Berthet au sommaire des actes du Colloque Cerisy consacré à Francis Ponge, en 1976 (l'histoire est narrée ici, dans un extraordinaire article de Philippe Lançon sur FB, paru en décembre 2008 dans Libération). N'oublions pas que Berthet figure aussi au sommaire du Cahier de l'Herne Michel Déon, et qu'il traduisit L'Art de la nouvelle de Somerset Maugham, pour les Éditions du Rocher. Ah ! il y a aussi, en 1978, cette Conversation sur Kafka (en réponse à des questions de Marc de Launay", dans Allemagnes d'aujourd'hui, n° 64-65. Et encore une participation au dossier "Qu'est-ce qu'un style" dans les Nouvelles Littéraires 2693, en juin 1979. La même année, et toujours sur Kafka, un Kafka, l'expérience du Fragment, publié dans les Cahiers de l'ENS-Fontenay (13-14)...
Et peut-être n'avons-nous pas encore tout découvert. En tout cas, on s'est particulièrement amusé de trouver sur ce site, qui reproduit le n°31 de Communications, un article évoquant les activités du Centre d'études transdisciplinaires pour les années 1978-1979. Parmi les chercheurs, il y a Barthes, Genette, Compagnon, Kristeva, Todorov (pour les plus connus), et un certain Frédéric Berthet (élève ENS-Ulm - c'est d'ailleurs le seul élève). Il y est question d'un atelier sur la "socio-sémiotique du discours", et on y présente les recherches de Frédéric Berthet. On ne peut retenir un sourire en imaginant l'auteur de Daimler s'en va ou de Paris-Berry empêtré dans un jargon gentiment rébarbatif...



Commentaires

  1. La photo, c'est Danielle Darieux pas coiffée ? Hem. Pardon.

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  2. Il est tard, allez donc vous coucher...

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  3. AH oui Rivegauching... Anyway, Berthet est toujours sur le dessus de ma pile. je comprends qu'on ne l'aime pas mais Daimler s'en va exerce sur moi un charme à part, immédiat.

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  4. Eh bien, moi, je ne comprends pas qu'on ne l'aime pas. Et pour le "un charme à part, immédiat" : c'est exactement ça.

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  5. Le démarrage de la deuxième partie avec le narrateur en pleine gueule de bois, les beaux parents... pfff, c'est extraordinaire.

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