Jean-François Vilar - Deux romans pour la jeunesse





Jean-François Vilar a publié deux romans pour la jeunesse, dans la collection Arc en Poche, chez Nathan. Les Hiboux de Paris en 1989 et La Doublure en 1990.
Le premier a été publié à l'occasion du bicentenaire de la Révolution française, même si si l'histoire elle-même a pour décor le Paris de 1792. Le héros, Bastien, est un gamin de la rue qui vend des journaux à la criée. Il est aussi membre d'une société secrète composée uniquement d'enfants, les Hiboux de Paris. Ce petit groupe va aider à résoudre une des plus mystérieuses affaires de l'époque, celle du vol des diamants de la couronne. Dans son histoire, Vilar suit la théorie selon laquelle l'argent des bijoux aurait servi au pouvoir à corrompre le duc de Brunswick (grand amateur de diamants) et à faciliter ainsi l'issue de la bataille de Valmy. Ce petit livre bien mené, et bien documenté (les lecteurs de Vilar connaisse son attachement à l'époque révolutionnaire), se lit sans ennui. On y retrouve toutes les préoccupations politiques de l'auteur.
Le second roman se déroule à l'époque contemporaine. Mathieu, même pas la vingtaine, se retrouve à Paris seul et sans le sou. Alors qu'il ne sait plus quoi faire, le destin vient mettre sur son chemin Paméla, une responsable de casting, qui lui propose de remplacer au pied levé l'acteur Jeff Malone - dont il est le sosie presque parfait - dans le film qu'il était en train de tourner. Évidemment, la proposition cache un piège : Jeff Malone est obligé de se cacher après avoir contracté des dettes de jeu qu'il ne peut honorer. Et ses créanciers vont se rabattre sur Mathieu en pensant avoir affaire à Malone... Si on retrouve ici Vilar dans le registre et le genre qui est le sien, il faut avouer que ce roman pêche vraiment par son côté caricatural, dans les situations comme dans les personnages (hormis un personnage de flic trouble plutôt réussi.)

Prochaine étape : Les Fous de Chaillot, publié en 1997 aux Éditions Baleine, dans la collection Tourisme et Polar.

Commentaires

  1. Je suis toujours surpris de croiser des traces et autres articles sur ce roman de J.F.Vilar que j'ai illustré en 1990, pour une collection qui n'a pas fait long feu et c'est dommage. Elle permettait de mettre entre de jeunes mains des textes d'auteurs reconnus comme ici. Il faut effectivement remettre dans son contexte éditorial ce récit, qui peut justifier son côté caricatural que vous déplorez. Un style d'écriture qui m'avait bien porté dans mon travail d'illustration. Sans oublier la preuve des témoignages de jeunes lecteurs bien embarqués dans l'histoire, à l'époque.

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  2. Et moi, je suis toujours surpris... des personnes qui atterrissent ici ! Merci de votre passage et de votre témoignage. Et si vous savez comment joindre JFV, je suis preneur...

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