Emplettes - 1 € et 2 €







commentaire : une moisson distrayante, même si les livres ne sont pas forcément en parfait état et qu'il a fallu affronter un brocanteur pratiquant des tarifs trop élevés.

La Série Blonde est une collection coquine (très, très soft) qui vit le jour au milieu des années 50 aux Éditions de Paris. On peut notamment y lire, sous pseudonymes ou non, François Nourissier (France Norrit), Jacques Laurent (Cecil Saint-Laurent), Michel Déon (Michel Férou), Philippe Jullian (Julian Philip), Christiane Rochefort (Dominique Fejos), Yvan Audouard, Pierre Châtelain-Tailhade (Valentine de Coincoin), Ange Bastiani (Ange Gabrielli), René Fallet, Gilles Lapouge (Fabrice Jean) et bien d'autres, qui n'ont pas forcément livré leur secret. On ignore ainsi qui se cache derrière cette Caroline Jones, qui sent le pseudo à plein nez...
Le livre sur Remy de Gourmont (très, très anecdotique) est une histoire de famille, puisque publié dans une collection dirigée par Jean de Gourmont (le frère), préfacé par le même et illustré de bois de Suzanne de Gourmont (l'épouse du précédent).
Satan conduit le bal est, comme l'indique son sous-titre, un "roman pamphlétaire & philosophique des moeurs du temps". Le livre connut en son temps (1925) un assez grand succès. 540 pages, tout de même, pour ce qui s'apparente visiblement plus au pamphlet fou furieux qu'au roman proprement dit. Les titres des chapitres sont éloquents : Le Tocsin de l'Apocalypse, Le Réveillon chez Aspasie, Le Laboratoire des Illusions, L'Horoscope d'un Consultant, La Bacchanale Macabre, Les Entrailles du Veau d'Or, La mMarche à l'Etoile, L'Angelus de Minuit et Le Message de la Mort... Tout un programme. On ne résiste pas à la tentation (!) de reproduire la publicité qui figure en toute dernière page du livre.


Commentaires

  1. Je suis tristement surpris de voir orthographié sous votre plume "Rémy de Gourmont", avec un accent sur le "e". C'est évidemment "Remy de Gourmont" qu'il faut écrire, tout comme — vous ne l'ignorez pas — Valery Larbaud. Mais probablement s'agit-il là d'une erreur due à la frappe de l'une de vos secrétaires, dont la jeunesse excuse sans doute la négligence. Par ailleurs, je ne suis pas absolument certain que les mots "très, très anecdotique" soient ici un éloge de l'œuvre en question. Pour ma part, si je n'avais depuis longtemps lu avec profit cet ouvrage, ce commentaire laconique eût suffi à me précipiter à sa recherche. J'aime, voyez-vous, l'anecdote, et — pourquoi ne pas le dire ? — l'anecdotique.

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  2. Et pan ! Ça m'apprendra. L'accent m'a en effet échappé - pas question de me cacher derrière cette histoire de secrétaire (jeune ou vieille, blonde ou brune, ravissante ou contrefaite) à laquelle personne ne croirait... Je vais corriger cette bévue. Il me plaît en tout cas de voir réunis par la grâce de cette histoire d'accentuation Remy et Valery qui, me semble-t-il, ont bien d'autres choses en commun. Quant à l'anecdotique, cher anonyme, c'est mon fond de commerce, si j'ose dire.

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  3. Cher homme singulier,
    ne faites pas trop vite acte de contrition devant cet anonyme pédant, si fier d'étaler son vernis de culture et qui n'a semble-t-il rien de mieux à faire que de traquer les erreurs d'accentuation sur les blogs dont il jalouse probablement l'élégance et l'érudition. Je connais bien ce genre de maniaques névrosés qu'il faut bien qualifier de "vieux cons".

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  4. Bon, mais en même temps, il en faut.
    À part ça, vous avez un lien de parenté avec l'autre M. Anonyme ?

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  5. Si vous pouviez cesser vos provocations, Appas...

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  6. Pour Caroline Jones, un indice : on réédite un de ses romans ces jours-ci (mais vous savez sans doute déjà)

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  7. Non, je ne sais pas. Et je ne vois vraiment pas. Il me faut un indice...

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  8. Un pseudonyme peut aussi être un homonyme, mais j'ai tout de même du mal à penser que cette Caroline Jones n'ait aucun lien avec "celle" qui en 1953 publia "Dans le secret d'une reine" chez André Martel

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  9. D'accord, ça y est, j'ai compris (grâce au nom du "traducteur" de "Dans le secret d'une reine"). Un drôle de zozo, dites-moi...

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  10. Cher ASM, à propos de "Série blonde", n'auriez-vous pas dans vos rayonnages le n°54, Main chaude (1957) d'Ange Gabrielli (Victor Le Page) bien complet de sa jaquette ?

    Mon ami Bernard Joubert en recherche le scan pour la prochaine édition de son Dictionnaire de la censure.

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