Frédéric Berthet (6)


Le début d'un nouveau mois, et le jour du rendez-vous mensuel avec Frédéric Berthet - et Norbert Cassegrain, notre entremetteur et commentateur en italiques. Cette fois, c'est une page de manuscrit. Daimler s'en va. Forcément, les Berthetophiles et les Daimlerophiles sont émus. Le texte tapé sur une bonne vieille machine à écrire, puis repris au feutre, bleu et rouge, au stylo noir, et même au crayon à papier (avec ce minuscule "vers onze heures"). Il y a là des corrections, des ajouts, des retraits, des notes, des dessins, des gribouillis. La page du texte définitif est reproduite en bas et laisse entrevoir que le travail de relecture et de correction s'est poursuivi... Dernière remarque, toute personnelle : "Véro", "Spic"... on ne dira jamais assez le génie des noms qu'avait FB.

On est ici en ouverture de la deuxième partie du livre, au réveil de Charles Bonneval, quelques pages avant que celui-ci ne prenne connaissance du message de Raphaël Daimler. Précisons qu’avant de passer sous presse, DSV (nom de code du récit) comportait trois séquences intitulées respectivement : 1 Présentation, 2 Intermède, 3 Oraison – l’allure, le mouvement d’ensemble, étant placés sous le signe d’un allegro. Mentions supprimées, par Frédéric Berthet, dans la version définitive.

Nous évoquions, il y a quelques semaines, l’existence du trio “CMR” (Charles, Maxime et Raphaël), tel qu’il arpentait le bureau de la rue Tournefort en 1983. Nous en retrouvons précisément la trace ici, esquissant un salut cordial (et matinal) à l’auteur. De ce discret trio, nous reparlerons un jour ou l’autre. Non seulement parce qu’il échangea une correspondance, mais aussi parce que ses missions, ses diversions, sinon ses facéties, ne se résumèrent pas à gambader sur une table, sauter sur les accoudoirs d’un fauteuil, voire se glisser dans les poches d’un jeune homme pressé de sortir. Disons simplement que seul Charles Bonneval était prédestiné à nous rendre encore cette visite.





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