Maisons closes parisiennes - Paul Teyssier




commentaire : on est moins consommateur de beaux livres qu'à une certaine époque, mais celui-ci nous a franchement emballé avec sa couverture en velours rouge hyper-maline, sa maquette intérieure irréprochable, une iconographie et une documentation impressionnantes et un texte des plus plaisants à lire.
Et puis, il y a le thème, fantasmatique en diable : les maisons closes. L'auteur s'est plus particulièrement penché sur l'entre-deux-guerres, qui marque l'âge d'or, si l'on peut dire, des boxons - qui disparaîtront en 1946 avec la fameuse loi Marthe Richard. Si le thème central du livre reste l'architecture des maisons de plaisir (aussi bien les luxueux lupanars que les terribles maisons d'abattages), on a surtout goûté anecdotique de l'ouvrage, qui s'appuie aussi bien sur les textes des romanciers de l'époque, journalistes à l'occasion, que sur les innombrables rapports de police et autres documents auxquels Teyssier a pu avoir accès. Le bouquin se clôt sur un réjouissant petit cahier de feuillets reproduisant des lettres d'origines diverses - anonymes, flics, prostituées ou clients.
Parfait cadeau de Noël (ou autre occasion).
Éditions Parigramme.




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