D'écrire j'arrête - Alain Nadaud



Ça commence mal, avec un dialogue éprouvant de platitude dès la première page - pour lire irrégulièrement Alain Nadaud depuis L'Archéologie du savoir, on sait que les dialogues ne sont pas son fort. Il faudra s'y faire.
Ensuite, c'est un petit bouquin étonnant, de plus en plus prenant au fil des pages, sur un écrivain qui s'appelle Alain Nadaud, auteur d'une quinzaine de romans, et qui décide soudain qu'il en a assez de publier ses livres dans une relative indifférence, critique et publique. Comme le titre l'indique, il a décidé d'arrêter d'écrire (cette succession de verbes est une catastrophe...) Si la chose ne lui pose aucun problème (il en est le premier surpris), il découvre que les autres voient les choses autrement, et il se heurte à toutes sortes de réactions, qui vont de l'incompréhension à la colère. Le livre avance au fil des rencontres et conversations de Nadaud, qui en profite à chaque fois pour évoquer avec une franchise parfois étonnante son rapport à l'écriture et à la littérature, mais aussi à la notoriété et à la reconnaissance, à la critique ou aux éditeurs, livrant du monde de l'édition un tableau désabusé, amer, mais plutôt bien vu.
En contrepoint, on a droit à un étourdissant tableau de la Tunisie (où réside Nadaud), qui donne envie de prendre fissa un billet pour là-bas - avec dans ses bagages deux ou trois livres de cet auteur exigeant et passionnant.

Commentaires

  1. Dans notre domaine, on pourrait partager ce sentiment de"relative indifférence, critique et publique".ça donne envie de lire ce livre pour en savoir davantage sur les réactions des deux parties, nous même étant pile entre les deux.

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