Delired Cameleon Family - Visa de censure n° X








commentaire : Film de 43 minutes signé Pierre Clémenti, Visa de censure n° X fut tourné en 1967, pour n'être finalisé et distribué que huit ans plus tard. Les trois extraits que l'on propose donne un bon aperçu du contenu, très expérimental, à haute teneur en psychédélique et en drogue. Le casting de copains mêle, entre autres, Barbara Girard, Pierre Clémenti, Etienne O'Leary, Yves Beneyton, mais aussi Tina Aumont, Julian Beck, Jean-Pierre Kalfon, Valérie Lagrange, Judith Malina, Frédéric Pardo et même Johnny Hallyday. La musique, composée à partir des images, est signée Cyrille Verdeaux (qui a laissé quelques disques intéressants avec son Clearlight) et Yvan Coaquette, à qui l'on doit notamment l'album Leave the City, chez Byg. Parmi les musiciens, on trouve un certain nombre de pointures du jazz-rock ou du rock progressif français de l'époque, passés par Magma, Gong, Surya ou Clearlight, notamment.

Voici ce que Pierre Clémenti dit lui-même de son film : « Rencontre de l’image et des pulsions psychédéliques colorées de cette époque acidulée… Désir de retrouver le chant des origines, images qui s’inscrivent jusqu’à nous comme un double et qui nous font signe. A tâtons, à tatoum… dans la chambre noire aux idées multinationales, je frémie et je balbutie. Cinéma du dedans et du dehors, du derrière et du dedans… Face au miroir magique aux multiples visions, je retrouve le fil de ma mémoire et entrouvre en un instant l’album de famille, de naissance et de mort. Devant ce déferlement d’impressions multicolores, dessins animés, réanimés par la passion et l’amour de l’homme à la valise en carton, j’agitais mes énormes ciseaux et taillais et retaillais tel un sculpteur inspiré devant sa première œuvre. Cascades d’images émergées du creuset de l’âge, l’instant où tout chavire, salle de montage de bateau ivre… Nouveaux signes inscrits à même la chair de la pellicule. La jeunesse de ce film (1967) fut les émotions, les événements, les réflexions, le déroulement du temps… Pour le montage, une sélection de scènes sur plusieurs années, comme le vieux vin, fragmentée de nouvelles inventions, de découvertes, de rythmes nouveaux donna à ce premier film toute l’innocence et la joie de redécouvrir intact le mystère du cinématographe. »

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