Bret Easton Ellis



On se contreficherait de savoir que c'était hier son anniversaire, si cela n'avait pas donné une intéressante idée à une certaine Emily Temple : établir la playlist des morceaux dont BEE ponctue chacun de ses romans. Cela permet de mesurer la culture musicale - assez mainstream, on en conviendra - de notre auteur, mais surtout l'intelligence dont il fait preuve dans ses choix, toujours pertinents. Merveille (ou atrocité) de la technologie, on peut écouter chacune de ces playlists sur Spotify ou même sur le site de l'éditeur.
À titre d'exemple, on citera deux listes, peut-être nos favorites (ce qui n'est pas le cas des romans, d'ailleurs).
Pour The Rules of Attraction (Les Lois de l'attraction, 1987), cela donne ceci :

Burning Down The House — Talking Heads
Walk Away Renée — The Left Banke
RevolutionThompson Twins
Every Breath You Take — The Police
Town Called Malice — The Jam
The Message — Grandmaster Flash
Funeral for a Friend — Elton John
Dancing With Myself — Billy Idol Your Silent Face — New Order
The Boys Of Summer — Don Henley
The Unforgettable Fire — U2
Venus in Furs — The Velvet Underground
The Weakness in Me — Joan Armatrading
William, It Was Really Nothing — The Smiths
Love Of The Common People — Paul Young
Unsatisfied — The Replacements
Ashes To Ashes — David Bowie
And She Was — Talking Heads
Born In The USA — Bruce Springsteen
Love Will Tear Us Apart — Joy Division

Et ceci pour Glamorama (1998) :

Wonderwall — Oasis
Smells Like Teen Spirit — Nirvana
Age of Aquarius — The 5th Dimension
We’re The Same — Matthew Sweet
Venus in Furs — The Velvet Underground
Sick Of Myself — Matthew Sweet
Imagine — John Lennon
Even Better Than The Real Thing — U2
It Doesn’t Matter to Me — Bread
S.O.S. — ABBA
Crash Into Me — Dave Matthews Band
Missing — Everything But the Girl
Setting Sun — The Chemical Brothers
1985 — Wings
One & One — Robert Miles
Come Together — Primal Scream
Where It’s At — Beck
Last Day Of Our Acquaintance — Sinéad O’Connor
On the Sunny Side of the Street — Tony Bennett and Willie Nelson
Rocks — Primal Scream
Champagne Supernova — Oasis
Disarm — The Smashing Pumpkins
Substitute — The Who
How The West Was Won And Where It Got Us — R.E.M.
Raspberry Beret — Prince

Commentaires

  1. Des compilations assez mainstream... Oui pour les auditeurs anglo-saxons. Dans les pays francophones, on aimerait que le mainstream fût de cette qualité générale. Les émissions dites de divertissement tournent avec 20-30 noms max, toujours les mêmes: électro-varioche, techno-beauf, rock light et chanteurs à textes vains. Le truc les plus niaiseux entendu ces derniers temps est La tristitude d'un certain Odelaf, révélateur du niveau navrant de la vieille-nouvelle chanson française qui bénéficie des quotas radio, parce que sans eux... Ça donne envie de réécouter le single des Jam "A Town Called Malice", quelques morceaux des Smiths, Everything But The Girl (c'est fait) ou les gouapes de Primal Scream.

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  2. C'est vrai les deux playlists citées placent la barre assez haut. Et que le niveau de cet Odelaf que vous m'avez fait découvrir est tout juste digne de celui d'un spectacle de GO du Club Med'. Oublions.

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