Jonathan Coe - Désaccords imparfaits



commentaire : on ne pensait pas, en choisissant le nom de notre maisonnette éditoriale, qu'on pousserait la singularité jusqu'à ce que ladite maisonnette ne publie pas de livres. Ce fut le cas en 2011, et en ce début 2012, en raison d'une navrante succession de projets avortés et de déceptions diverses dont on ne fera pas le détail ici.
On se contentera d'évoquer ce petit livre de Jonathan Coe, que les Éditions Gallimard publient ces jours-ci.
Il s'agit de ses "nouvelles complètes", comme l'auteur l'indique lui-même avec un sourire en coin, soit quatre courts textes épatants, dont un consacré au génial film de Billy Wilder, La Vie privée de Sherlock Holmes. Le recueil avait été publié en 2005 chez Penguin, lorsque la célèbre maison d'édition anglaise, fêtant ses soixante-dix ans, avait sorti d'un coup soixante-dix petits livres. Au programme : des auteurs souvent connus, un certain nombre de textes inédits, des prix cadeaux et, last but not least, un festival de couvertures, chacune étant confiée à un graphiste différent. Il était possible d'acquérir les soixante-dix volumes d'un coup, sous la forme d'un impressionnant coffret.
On s'était contenté de six ou sept titres, dont celui de Jonathan Coe, qui restera à jamais dans notre bibliothèque pour avoir donné à un de ses romans (excellent, au demeurant) le titre d'un de nos disques de chevet, le Rotter's Club de Hatfield and the North, formation élégantissime faisant partie des groupes phares de l'école de Canterbury. On se rappelle d'ailleurs avoir croisé l'auteur à Londres, il y a quelques années, pour un concert qui voyait la première reformation complète du groupe depuis les années 70. Reformation désormais impossible depuis la mort du batteur Pip Pyle.
Bref.
On l'aura compris, on espérait publier la traduction française du petit ouvrage de Jonathan Coe. L'agent de Jonathan Coe n'était pas contre, l'auteur non plus - même s'il préférait qu'on en parle avant à son éditeur français. Lequel découvrant alors l'existence du volume s'est, malheureusement pour nous, jeté dessus.
Fin de cette courte, et un peu triste, histoire.



Commentaires

  1. Je ne connaissais pas ce groupe et l'intrigante pochette du disque, inspirée d'une photo de Joan Crawford : http://media.tumblr.com/tumblr_l9kq37CVJm1qbt8p3.jpg

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  2. Vous êtes positivement sciante, miss Images...

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  3. ;-)

    Je connaissais cette image pour l'avoir postée ici :
    http://dsata.blogspot.com/2011/09/mise-en-abyme-2.html

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  4. Merci pour ce "Mumps" nocturne. La civilisation a du bon.

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  5. Mmmmm. Et ce solo d'orgue d'anthologie à 6'30...

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