Patrick Mauriès / Frédéric Berthet : High Camp (2)



commentaire (signé Norbert Cassegrain) : Quelques mots, afin de situer le document de l'épisode précédent : Patrick Mauriès figure également au sommaire de la revue Communications dédiée à la Conversation, qui paraît au même instant (avril 1979). C'est d'ailleurs l'opportunité de se souvenir que Roland Barthes, qui n'est pas étranger à la publication du Second manifeste camp, avait confié la responsabilité de ce numéro 30 à Frédéric Berthet en 1975. Titre de la contribution de Mauriès : Andy Warhol Interview. Sa lecture n'est peut-être pas inutile pour entrer dans le détail du très byzantin "système W", si l'on peut dire, comme du High & Low Manhattan de l'époque.

Certains auront peut-être identifié sur la couverture  la salle à manger du Ritz (baptisée l'Espadon dans les années cinquante - nous reviendrons ultérieurement sur ce point sensible) ; lieu de mémoire entre tous, si l'on se souvient des légendaires dîners de Proust ou encore des séjours babyloniens de Fitzgerald, l'un et l'autre figurant au programme de l'article de Frédéric Berthet dans ce numéro de Communications.

Précision : sur le manuscrit original de Daimler s'en va, le héros dîne seul dans ce même lieu (l'Espadon), le soir de ses 27 ans. La mention disparaît avant de passer sous presse, et cela pour une bonne raison : la nouvelle intitulée Ritz (que l'on retrouve à la fin du Journal de Trêve, pages 601 et 604) est à sauvegarder. Désormais, elle fera un tour complet des palaces de l'enfance.

NB : On trouvera la revue ici (avec des contributions de Klossowski, Berthet, Barthes, Sollers, Thibaudeau, entre autres, ainsi qu'un étonnant Soundtrack de Patrice Soranzo), et la contribution de Patrick Mauriès .

(à suivre...)

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