Cléo Le-Tan - Une famille



commentaire : Nous voilà gêné.
Gêné en premier lieu parce qu'on n'a pas pour habitude de dire du mal des livres, ici. Quand on n'aime pas, on n'en parle pas, c'est tout.
Mais là...
Gêné, donc.
Car on était loin de s'attendre à un tel déballage de linge sale, assez peu ragoûtant, qui laisse le lecteur mal à l'aise. Personne ne sort indemne de ce prétendu "roman" où l'auteur, par la voix de son double narratif Wilo, évoque les hauts et les bas, surtout les bas, de la famille Le-Tan (qui deviennent ici les Du-Vrê). Un vrai jeu de massacre dont la première cible est la mère, affublée d'absolument tous les défauts possibles, jusqu'à la caricature, et chargée page après page avec un acharnement douloureux, puéril, difficilement supportable au bout d'un moment. En comparaison, Folcoche fait figure de mère douce et aimante.
Le livre est donc un vaste règlement de compte. La chose a donné de beaux livres, de grands livres même. Le problème, ici, c'est qu'au-delà d'une évidente douleur cherchant à s'exprimer (on comprend mieux certains travers du bouquin et de son auteur en apprenant vers la fin que la psychanalyse est passée par là), il n'y a rien qui soutienne ce dézingage en règle. Et surtout pas l'écriture. Si le roman fait illusion au tout début, avec sa langue simple, un peu désuète, anachronique, assez touchante, les choses se déglinguent rapidement. Au fil des chapitres, on a le sentiment grandissant de lire un roman anglais pas très bien écrit et mal traduit. Un peu (beaucoup, même) d'editing n'aurait pas été superflu.
Gêne.
Quel est au juste l'objet de ce livre ? Le but de son auteure ? A-t-elle seulement conscience de l'image qu'elle donne d'elle-même et de ses proches ? On se le demande et, encore une fois, on est gêné.

Et Pierre Le-Tan, dans tout ça ? Le letanophile qu'on est se réserve le droit de garder le silence. 


Commentaires

  1. oui ,je suis génée, suis troublée d'un règlement de compte au premier degré sans panache, écrit avec haine et cruauté malsaine.
    N'est-ce pas le fruit avarié d'une enfant gâtée.
    Elle doit se faire soigner d'urgence avant d'en écorcher d'autres!!
    c'est juste calamiteux de gâcher le temps "des possibles lecteurs".
    faute à l'éditeur, un peu de lucidité en comité de lecture...nous aurait épargnés...

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  2. rien à redire à cette petite sinon de lui conseiller de remplir son bocal vide et pas de reprocher à sa mère son propre néant.

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  3. Attiré par le titre, je viens malheureusement d'acheter et de parcourir ce livre (livre, un bien grand mot). Il tombe des mains après quelques pages. Comment Grasset a-t-il pu publier une nullité pareille ??? Si j'ai bien compris, le père de la jeune fille est un dessinateur connu et influent. Donc association père-fille (et le psychanalyste ?) dans une œuvre de démolition de la mère et grand déballage général. On se prend de sympathie pour la pauvre maman. Nauséabond et pas nos affaires. Sûrement pas de la littérature, ni même du reality-show, tout juste le petit caca nerveux d’une jeune fille qui n’a pas terminé son adolescence et qui n'est pas en bonne voie pour cela. On tire la chasse, on oublie.

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  4. c juste rien ce livre,je suis d'accord sur le portrait de la mama , c elle qui s'en tire le mieux dans ce déballage, finalement c la plus poétique,à travers des mots haineux de la fille ,cela nous rend la mère attachante.

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    1. un règlement de compte malhonnête,vraisemblablement après lecture "ce pauvre papa" doit quitter la maison,il se place en grande victime,abuse de son soi-disant malheur devant cette femme tyrannique...
      Schéma classique ou la femme "mère" vieillissante devient la sorcière ainsi la jeune remplaçante une fée!!
      Quel manipulateur en plus artiste! donc toutes les excuses,il a le profil du simple pervers narcissique qui agit souterrainement avec retenue!!timidité!
      égoisme, égotisme du père (jamais) la seule promenade se borne à la salle des ventes de Drouot ,endroit poussiéreux et mortifère pour des enfants.
      A contrario il est reproché à la mère de les envoyer dans des activités ludiques genre poterie ,danse etc...l'écrivaillon lui reproche même de l'emmener à Pleyel parce que c'est chic pour le statut social de la mère alors nous avons toutes des mères identiques,c'était juste l'époque où dans es milieux là les parents envoyaient les enfants dans ses endroits là ainsi qu'au centre américain bd Raspail c'était un lieu commun !!rien à reprocher à ses parents sinon tout est prétexte à se plaindre d'une enfance torturée ,vous ignorez la vraie souffrance ...petite fille privilégiée.
      Cette mère a tous les défauts même de parler le français avec un accent anglais et oui elle est anglaise !!je connais un professeur au collège de France qui au bout de quarante de résidence en France a du mal à parler cette langue "nobody is perfect" pourtant c loin d'être un frimeur ou un mondain fréquentant le Baron!
      Reproche à la mère d'être une mondaine pourtant les demoiselles Le Tan s'affichent dans tous les journaux people sans intérêts avec des pauvres petites filles riches sans génie et sans saveur,photographiées sur toute la planète dans tous les sens avec des décolletés couture et tralala,la mère où est elle ?
      ah oui bénévole dans des organisations humanitaires soi-disant pour faire parler d'elle...au moins ce temps donné aux autres existe,alors que le père court toujours après l'objet du désir dans les salles de vente mais ne paye pas son loyer à Londres!!
      et les grands parents maternelles dotés de tous les défauts de la terre puisque "marternelles" forcément coupables....je suis sur qu'ils ont beaucoup plus aidés leur petite fille cela elle n'en parle pas !
      la manipulation du père a bien fonctionnée !
      quant à la scène où elle veut prouver que la mère est une "S" alors là c'est le comble, l'apothéose de la malhônnetetè,elle prépare un gâteau d'anniversaire au chocolat en forme de coeur pour la jeune femme pour laquelle son père vient juste de quitter sa mère !!!!devant les yeux de sa mère ,dans l'appartement familial!! Sa provocation à elle seule responsable d'une guerre annoncée et elle joue à l'innocente ,à l'ingénue parfaite .
      cela méritait de l'entartrer grave!! avec chantilly .

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    2. Ce livre en quelque sorte a un effet boomerang ,les reproches éructés à la mère sont la vraie nature de son auteur ,une mondaine,égoîste,cruelle,condescendante avec le petit peuple,à l'affût des nantis,voyageant sur "la planète Apparences" ,qui s'affichent dans les médias creux et médiocres pour essayer d'exister.
      N'est pas Bazin ou Duras qui veut...ça ne suffit pas de connaître les rédactrices en chef ,le copinage...produit l'effet inverse.
      VIVA cette MAMA fantasque,poétique très MUM juive pour Woody Allen .
      Peut être s'est- elle mise à voyager car elle en avait raz le bol des petites filles ingrates,pourrie,gâtées et d'un mari narcissique qui a pris la mouche le jour où cette épouse sans reproche à commencer à regarder ailleurs.
      la réalité de la vie,la vraie vie sans esbrouffe avec un vrai homme généreux ,loin du parisianisme ,de l'oeil de vogue and co travaillant avec les scientifiques,des esprits supérieurs dans l'universalité et non le cercle des je tourne en rond autour du néant.
      Ce cher époux lui a fait payer cher l'outrage en manipulant son monde distingué soi-disant,si bon goût! si glamour !si chic!qui ne se fréquente qu'au "petit sérail cul serré " pathétique...pauvre homme,si lâche...
      On envie cette mère et sa liberté,on la salue ,Madame ne souffrez pas,restez digne vous valez autrement mieux que vous rabaissez à ce misérable écrit.

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  5. Votre soeur reproduit en feutrine des livres qui ont un contenu ,une âme,un coeur.

    livres que nous préférons avoir dans notre bibliothèque .
    pourriez vous les lire avant d'écrire s'il vous plait,un peu de respect pour ces écrivains...
    vous nous faîtes perdre notre temps...avant de découper la feutrine ,ouvrez les afin d'y découvrir les mots.

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  6. Ce prétendu roman : "Une Famille" par Cléo Le-Tan, m'a beaucoup choqué.
    J'ai la chance de bien connaître cette mère très digne qui a élévé ses enfants avec tout son amour. C'est une femme merveilleuse, l'opposée de la femme cruellement
    décrite dans ce récit.

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