Le Penguincubator



commentaire : en faisant des recherches sur les distributeurs automatiques de livres, on est tombé sur l'histoire du Penguincubator, mot-valise formé de "Penguin" et de "Incubator"... On est vers le milieu des années 1930, et alors qu'il revient d'une visite à Agatha Christie, l'éditeur Allen Lane (qui travaille chez Bodley Head) se trouve sur le quai de la gare d'Exeter. Pour tromper son attente, il n'a rien d'autre à sa disposition qu'un distributeur de paquets de cigarettes et un kiosque où il n'y a que des journaux, des magazines et des rééditions de vieux romans victoriens. La légende veut que Lane ait alors eu l'idée d'une collection de livres de poche grand public, inspiré des pulps américains pour le format et le prix, mais avec un design très moderne et des publications de qualité. Les premiers Penguin verront le jour en 1935, vendus pour un prix à peine supérieur à celui d'un paquet de cigarettes dans les librairies, mais aussi dans les gares, chez les buralistes ou dans les chaînes de magasins. Et également dans cette drôle de machine, le Penguincubator. Le premier Penguincubator fut installé sur Charing Cross Road.

Et comme il est question de Penguin, rappelons que le premier livre de l'éditeur, en 1935, était celui d'un Français, André Maurois, avec son Ariel - paru douze ans plus tôt en France sous le titre Ariel ou la vie de Shelley. S'il se trouvait parmi nos lecteurs des collectionneurs et autres fétichistes désireux de trouver ce premier Penguin dans sa toute première édition, qu'ils sachent que celle-ci se signale par une coquille : le défaut de l'accent aigu sur le "e" d'André. Particularité qui est corrigée dès la deuxième édition.
Et comme il est question d'André Maurois, Rappelons aussi que notre Revue singulière contient une formidable nouvelle de cet auteur, Thanatos Palace Hotel.




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