Fakir Birman



commentaire : ce n'est sans doute pas très sérieux, mais on a commencé le livre de souvenirs (et secrets) du Fakir Birman, trouvé la semaine dernière. Et on ne peut plus le lâcher. Le livre est distrayant à souhait, écrit avec un humour et un recul surprenants - surtout au vu de la photo ci-dessus. Il permet aussi de découvrir un personnage romanesque à souhait.
Charles Fossez, c'est son vrai nom, arriva à Paris en 1932 et s'installa rue de Berne (au 14) où, pendant dix ans, il donna ses consultations (directes ou par correspondance), qui lui attirèrent plus de 500 000 clients. Précurseur, il publia des horoscopes dans les journaux, mais s'ouvrit aussi les portes de la radio, devenant ainsi une vedette nationale - on écrivit même des chansons sur lui. Il avait des dizaines de secrétaires pour gérer son énorme fichier de clients et recevait chaque jour entre vingt et trente sacs postaux, contenant pour une bonne part timbres-poste ou des mandats… Malheureusement, le fisc finit par se pencher sur son cas et sa carrière de fakir fut interrompue net. Il sut toutefois s'en trouver une autre après-guerre en créant avec succès une marque de sous-vêtements féminins qui existe toujours, Barbara - fort d'un bon carnet d'adresses et de méthodes commerciales apprises avec ses activités de fakir. Il publia son livre de souvenirs en 1946, et rencontra là encore le succès. L'histoire, malheureusement, se termine mal : "malade des nerfs", il se suicida chez lui, pendu à la porte de sa chambre avec un fil électrique et une ceinture...






 

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