Emplettes



Commentaire : À peine plus de dix euros pour cette moisson éclectique.

"Viser l'ombre : c'est parfois le moyen de toucher la proie" : c'est le bandeau du Fourbis, de Michel Leiris, en bon état intérieur - contrairement à la couverture.
Le livre de Pierre Daninos a un sujet peu courant pour l'époque (1966) : la dépression nerveuse. Celle de l'auteur en l'occurrence.
Bernard Barbey, un Suisse venu à Paris pour se consacrer à la littérature, fut le grand amour de François Mauriac (et de sa femme, du reste) dans les années 1920. Apparemment, ils se seraient rencontrés à travers Le Coeur gros, premier roman de Barbey pour lequel l'auteur était venu demander des conseils à Mauriac. Le roman n'a pas l'air mal du tout.
France Norrit, l'auteur de Seize ans, deuxième volume paru dans la Série Blonde en 1955, n'est autre que... François Nourrissier. 
Aimé Van Rod est un des maîtres de la spanking litterature - on a reproduit une partie de sa bibliographie ainsi qu'une des "huit belles illustrations" pour donner une idée de ce dont il est question dans Lady Olympia ou Les Encagées de Rosmor-Castle
Orion est une revue créée en 1945 par Rosamond Lehmann, C. Day Lewis et Edwin Muir en 1945, dont le but était de "publish good writing, creative and critical, in prose and verse" - une assez bonne idée, on en convient... On a trouvé ici le premier numéro.
Michel Yell est le pseudonyme de Jules Lehl, compagnon et "découvreur" de Marguerite Audoux, dont le Marie-Claire obtint le prix Femina en 1910 et fut un vrai best-seller. Le livre de Yell, sorti en 1912, compte parmi les premiers livres des Éditions de la Nouvelle Revue Française, dont les débuts remontent à 1911. Comme on le voit sur la couverture, les éditions se trouvaient à l'époque rue Madame (1912-1921), après la rue Saint-Benoît (1911-1912), et avant la rue de Grenelle (1921-1929), puis la rue de Beaune, rebaptisée rue Sébastien-Bottin, puis rue Gaston-Gallimard.














Commentaires

  1. Vous avez trouvé un roman de Bernard Barbey, je suis épaté. J'ai découvert le personnage en étudiant les services de renseignement suisses durant la Seconde guerre mondiale. Il fut le chef de l'état-major particulier du général Guisan.
    Sa fiche dans le dictionnaire historique de la Suisse en ligne dit (extraits):
    "2.7.1900 à Valeyres-sous-Rances - 25.1.1970 à Paris
    Etudes de sciences sociales à Lausanne et Genève. B. débute comme romancier avec Le Cœur gros (1924) qui sera suivi d'une série de romans mondains dans la ligne du roman d'analyse genevois. Grand prix de l'Académie française en 1951 pour Chevaux abandonnés sur le champ de bataille. Officier de milice, chef de l'état-major particulier du général Guisan pendant toute la période de la mobilisation (1939-1945), chargé pendant la "drôle de guerre" de contacts avec le haut commandement français, il rend compte de cette expérience dans P.C. du Général (1948) et Aller et retour (1967). De 1945 à 1965, il est conseiller culturel à l'ambassade de Suisse à Paris, de 1964 à 1970 représentant de la Suisse à l'Unesco."

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  2. Épaté, je le suis aussi - je ne connaissais pas. Je finis le Daninos, très bien, et j'enchaîne sur ce Coeur gros, plein de promesses.

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