Il était non seulement possible, mais opportun de créer une nouvelle maison d'édition



Commentaire : comme on l'a dit il y a peu, on s'est mis en tête de retrouver les premières publications des Éditions Christian Bourgois (à partir de 1966). Et voici justement l'intéressé, interrogé en 1966, à l'occasion du lancement de la maison. Sont aussi interrogés, notamment, Dominique de Roux et Michel Bernard, qui participent à l'aventure et qui feront partie des premiers auteurs. Le 666 de Michel Bernard serait ainsi le "numéro d'éditeur 1". Ce petit document de 10 minutes est à tout point de vue une merveille - ce qui se dit, les gens qu'on voit, la façon dont ils parlent, leurs look, ce plan de cinq secondes durant lesquelles CB allume une cigarette, etc.

À noter, entre autres, ce petit passage : 
(CB) Nous nous sommes aperçu qu'il était non seulement possible, mais opportun de créer une nouvelle maison d'édition.
(Interviewer) Pourtant, les circonstances, dit-on, ne sont pas très favorables.
(CB) Oui, je sais qu'on écrit partout, on répète, que les lecteurs se détournent de plus en plus du type de livres que nous entendons publier aux Éditions Christian Bourgois. Mais le fait même que vous soyez là, le succès de votre émission, prouvent qu'ils existent toujours, en France, un noyau de gens que l'on pourrait appeler des "cinglés de la littérature".



Commentaires

  1. Chouette archive. Les "cinglés de la littérature"... Il y a(vait) du dandy chez Bourgois à une époque qui prenait encore la Littérature au sérieux, la dernière, après on est entrés dans l'ère des graphomanes. (Muray) Je ne savais pas que Dominique de Roux était dans le coup.

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  2. J'avais oublié que CB venait de chez Julliard - une maison qui mérite aussi qu'on s'intéresse à elle...

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