La machine de Paul Valéry





commentaire : il y a quelques années, on avait été subjugué par la découverte de la machine à écrire de Nietzsche (voir ici) et par l'idée qu'il ait pu écrire sur une machine. Dans un livre récemment acquis, on est tombé sur cette page, où Paul Valéry se révèle également un adepte du clavier. Dès 1909, ou 1910, il fit ainsi l'acquisition d'une machine de fabrication américaine, une Oliver 3. Il n'abandonna pas pour autant les instruments de graphie traditionnels. Ses manuscrits montrent qu'il semblait même trouver un certain plaisir à multiplier les modes d'écriture : plumes (à encres noire, violette ou bleue), crayon noir et crayons de couleur, bleu ou rouge. Et la machine, donc, qui lui servait aussi à créer de drôles de petites choses, comme le prouve cette lettre adressée à Francis de Miomandre. Imaginer Valéry pianotant fébrilement pour faire toutes ces lignes de +, de =  ou de () est assez réjouissant.

Voici des photos de la Oliver 3, trouvées sur un site fascinant. Ici.





Commentaires

  1. C'est vrai que l'imaginer pianotant fébrilement mériterait un petit court-métrage. Avec, peut-être, ce titre "J’aime dans la vie moderne ce qui permettrait de mener plus agréablement et facilement une vie non moderne."

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