Emplettes





commentaire : on avait remarqué ce roman en début d'année, sans se décider à l'acheter. Il est question de Saint-Étienne, la ville, mais aussi et surtout l'équipe de foot qui, cette année-là, fut championne de France et termina en finale de la Ligue de Champions. C'était le temps de Curkovic, Lopez, Piazza, Janvion, Repellini, Larqué, Santini, Synaeghel, Larios, Bathenay, Revelli, Sarramagna et, last but not least, Rocheteau.



Le roman date de 1968/1969 et a l'air illisible. Extrait de la quatrième : "Qu'est-ce que l'imagination ? Qu'est-ce que la mémoire ? Comment passer le temps quand le temps se passe de nous ? Tels sont les problèmes majeurs de ce récit qui arrivé à faire éclater le cadre rigide de la page pour mettre en ordre, domestiquer une parole réticente ou rusée. Nulle chronologie, sinon bouleversée, mais aboutissement à ce pays, zone neutre où le mot fin n'a plus de sens." On voit le genre...


Lilou Marquand a travaillé à partir de 1954 avec Chanel, quand celle-ci a rouvert sa maison après son exil suisse, et jusqu'à la mort de la créatrice, en 1971. Elle fut son assistante, son infirmière. Elle était aussi la soeur de Christian Marquand. C'est un des quelques livres (avec le Paul Morand ou le Louise de Vilmorin) à montrer Chanel dans son intimité - sans trop de complaisance dans le cas de Lilou Marquand.


Il y aurait des pages à écrire sur les Éditions de Vivre, créées sauf erreur Marcel Kienné de Mongeot, un drôle de personnage - prof de culture physique - qui est présenté comme un des introducteurs du naturisme en France, dans les années 1920. Il est à l'origine du Sparta Club, le premier club naturiste, de la revue Vivre Intégralement et des Éditions de Vivre, donc, où étaient publié toutes sortes de livres tournant autour du nudisme et de la nudité. Il serait content de voir qu'on va prochainement ouvrir à Paris un parc réservé aux nudités, justement...



Deux des trois cartes qui “truffaient” ce livre ayant visiblement appartenu à René Rémond nous ont intrigué. La première est celle de la librairie-maison d'édition de Régine Desforges, spécialisée dans la littérature érotique. La seconde est une photo d'un modèle de Yves Saint-Laurent photographié par Duane Michals. Est-ce lui qui les a glissées à l'intérieur du livre ?






On n'a pas compris de quoi il retourne exactement et on ne sait pas qui est l'auteur...


Didier Permerle est plus connu comme traducteur que comme auteur. Ses romans, publiés chez Laffont et P.O.L. Hachette dans les années 70, sont assez expérimentaux. En exergue de celui-ci, il y a une citation de Maurice Blanchot, “ Thomas aussi, regarda ce flot d'images grossières, puis quand ce fut son tour, il s'y précipita , mais tristement, désespérément, comme si la honte eût commencé pour lui ” - les dernières lignes de Thomas l'obscur. Tout un programme...



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