Emplettes



commentaire : un classique, ici dans sa toute première édition de 1966 - la toute toute première, à en croire les maniaques, puisque “ce numéro spécial s'épuisa si vite qu'on dû en effectuer un retirage le mois suivant (l'originale se reconnaît à l'absence de pub pour Canetti en 4ème de couverture)”. Il connut une édition 10/18 en 1970, une édition augmentée chez Christian Bourgois en 1981, et on le trouve aujourd'hui au Livre de Poche. 


Un livre assez rare, comme le Paul Bowles, le reclus de Tanger du même auteur. 


Sans vouloir jouer les vieux cons, il y a peu (voire pas) d'humoristes qui, aujourd'hui, puissent rivaliser. Sauf Gaspard Proust, peut-être. 



Il est question ici de Charles Nodier, Stendhal, Victor Hugo, George Sand et Gérard de Nerval, Flaubert, Baudelaire, Jules Vallès, Louise Michel et Henry Bauer. Dans le premier volume, qu'on n'a pas, on croise encore Charles Nodier, mais aussi Alphonse de Lamartine, George Sand, Charles Fourier, Eugène Sue, Jules Michelet, Théophile Gautier, Alexandre Dumas, Gérard de Nerval, Victor Hugo et les écrivains de la Commune. Si l'on en croit la quatrième, “les deux tomes des lectures du XIXè siècle doivent se prendre conjointement, doivent fonctionner ensemble. Le lecteur est invité à faire « jouer » l'un avec l'autre, et l'un à travers l'autre, ces deux volumes. Au terme, c'est peut-être le phantasme inavoué de l'auteur qui apparaît”.  


C'est le tout premier roman de Mandiagues, écrit en 1933 (il avait 24 ans) et qu’il avait refusé de voir publier de son vivant. Notre édition est la première, de 1993, un des 1125 exemplaires sur vergé ivoire. 


On avait entendu parler, sans l'avoir jamais lu, ce classique sur la drogue, qui est aussi une façon comme une autre de faire la connaissance de ce type étonnant qu'était apparemment Yves Salgues. 



http://lediteursingulier.bigcartel.com

Commentaires

  1. "L'héroïne, une vie" est un témoignage brutal mais sincère sur la came. C'est sans doute un des meilleurs titres publiés sur le sujet en France dans la seconde moitié du XXe siècle. Yves Salgues (mort en 1997) avait une bonne plume qui le fit vivre comme journaliste-reporter à Paris-Match, rédacteur en chef de "Jours de France" (!), poète et biographe. Intoxiqué profond à l'opium puis à la blanche, il raconte sans excuse ni glamour sa double vie de défoncé et d'écrivain. Seul bémol, une tendance à la moralisation excessive qui atténue la force de son témoignage.
    Meilleurs vœux pour 2017.

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  2. J'ai hâte de le lire - lui et la cinquantaine de livres qui encombre ma table de chevet...
    Excellent 2017 à vous !

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  3. Les recueils d'articles et de préfaces d'Hubert Juin sont toujours bons à prendre : les Incertitudes du réel, les Libertinages de la raison, Écrivains de l'avant-siècle... On y apprend toujours quelque chose. Il y aurait une bonne anthologie à faire de ses articles du Magazine littéraire non repris en volumes.

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