Emplettes



commentaire : on ne connaissait pas (sinon de vue, à travers des photos) cette Lucky, de son vrai nom Lucie Daouphars, petite bretonne montée à Paris à 19 ans. Elle travailla chez Jacques Fath, Christian Dior avant de devenir (dixit un des rabats du livre) “présidente, professeur de charme et de maintien et directrice d'une école de mannequins”. D'après Wikipédia, elle créa aussi l'Association mutuelle des mannequins de France, une association d'aide pour les mannequins en difficulté.” Un personnage, donc, décédé en 1963, à l'âge de 41 ans. Le livre est peu courant.



On trouve rarement des livres de cet auteur bizarroïde qu'est François de Bondy. Bizarroïde parce que ses livres sont un peu étranges, un rien foutraques, très irréguliers, bref manquant à chaque fois de quelque chose pour pouvoir intéresser aujourd'hui - et pourtant, ils possèdent un vrai charme, un côté  Paul-Jean Toulet ou Jean de Tinan, on ne sait pas trop. Et l'auteur l'est aussi, bizarroïde, puisqu'on ne sait pas grand-chose de lui (même la date de sa mort, il est né en 1875). En 1924, il fit paraître dans Candide, une suite d'articles au titre prometteur : “Les Gens du Monde sont-ils idiots ?” qui ne dut pas lui faire que des amis... 


Une charmante petite chose, où il est beaucoup question des livres et de ceux qui les font. On croise Remy de Gourmont, Alfred Jarry, Ernest La Jeunesse ; on fait les bouquinistes des quais ; on se tape la cloche ici et là ; on découvre des lieux d'un autre temps, musées, librairies ou autres. 


(Mauvais) jeu de mots digne de Libération pour le titre de cette autobiographie du fameux photographe, né à Berlin en 1897 de parents juifs et qui a connu une vie (dramatique) hors du commun. Le préfacier parle d'un témoignage qui dépasse la simple autobiographie. C'est, dit-il, “du roman pratiqué par Balzac, mais que la cruauté lucide et amère de Céline a transposé”. Rien que ça. 


On avait déjà remarqué cette collection à la thématique pour le moins originale. Il y eut, en plus de Lamartine, Voltaire, Balzac, Tolstoï, Verlaine, Molière, Nerval, Chopin, Dostoïevski, Hugo, Bonaparte, Molière, Byron, Sand, Thiers - normalement, on n'en a oublié aucun... 


Si tout le monde a en tête le portrait de Proust par Jacques-Émile Blanche (exposé à Orsay), ce dessin  (du même Blanche) est moins connu - et il assez fascinant. Ce petit catalogue d'une exposition qui se tint à Manchester en 1956 contient aussi quelques photos, une présentation et Raymond Mortimer et un petit essai sur les relations entre Proust et Ruskin.

Commentaires

  1. Ah ah... "de quoi vivaient-ils ?", on croirait déjà entendre une de ces émissions thématiques pré périodes électorales (encore que) diligentées par par un panel d'économistes ayant magazine sur papier glacé ou en ligne à promouvoir au travers de ces stupides enquêtes sociétales censées mettre "l'huile du vivre ensemble" dans les rouages des mécanismes électoraux... ah aha ah, impayable !

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  2. Plus prosaïquement dit, à la question-postulat "de quoi vivaient-ils ?"... mais on s'en fout, à part quelques universitaires en rupture de thèse, le pot-au-feu des auteurs, l'actif de leur bas de laine, qu'ils soient boursicoteurs ou voleurs... on s'en...
    Je ne connais pas F. Dumont et son giton, mais on renifle bien là ainsi que dans les manœuvres éditoriales de ces Deux Rives (asséchées certainement depuis) sur lesquelles je ne risque pas de me risquer, au pire la littérature de basse police, au mieux le marketing notarial.

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