Post mortem - Gustavo Adolfo Bécquer



commentaire : c'est dans L'Héroïne d'Yves Salgues (un livre singulier et prenant qui mériterait d'être réédité) qu'on est tombé sur le nom (orthographié Becker) de cet auteur, présenté en note comme “le Baudelaire espagnol”. De quoi piquer notre curiosité. Et c'est sur la page Wikipédia espagnol qu'on a découvert ce saisissant portrait post mortem, oeuvre d'un certain Vicente Palmaroli - dont c'est apparemment l'oeuvre la plus réussie... Bécquer est né en 1834 et mort en 1870, au terme d'une existence qui suit le tracé habituel des vies de nombreux romantiques du XIXe : orphelin de bonne heure, vie de bohème, tuberculose, syphilis, amours malheureuses, mort prématurée... Et son oeuvre ne fut publiée qu'après sa mort, une oeuvre courte, composé pour moitié de poésie (dont la parenté avec celle de Baudelaire ne saute pas aux yeux) et pour l'autre de prose, des Leyendas dont beaucoup sont d'inspiration fantastique, dans la lignée d'un Hoffmann si l'on a bien compris (éditées chez Corti). On se demande si Borges en a parlé ici ou là...

gravure de José Casado del Alisal




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