Emplettes



commentaire : on ignore ce qui nous a poussé à nous intéresser à ce livre, perdu au milieu des autres. Sa couleur, peut-être. Son format à l'italienne. Et puis, sans doute, ce titre assez énigmatique (dont l'explication se trouve ci-après)... Il s'agit donc de photographies d'enseignes camerounaises des années 60/70. Le résultat est assez génial, à la fois drôle et poétique, accompagné d'un texte intelligent sans être pesant. On regrette simplement que le livre soit en noir et blanc. L'auteur, suisse, avait publié auparavant chez le même éditeur un autre ouvrage semblable, au titre tout aussi improbable : La Pigalle fédérale. On sait qu'Emmanuel Von Kierchendorf est un pseudonyme derrière lequel se cache Max Liniger-Goumaz, un économiste, sociologue, africaniste et essayiste suisse né en 1930 - on n'est pas mécontent d'avoir réussi à retrouver son identité dans les méandres d'Internet...







On n'avait pas un besoin absolu d'acheter le livre, qu'on possède déjà en Blanche, mais la couverture, sur laquelle on identifie tout juste Maurice Ronet, nous a plu. 



Dans le cadre d'un travail qui nous occupe, on a lu et adoré le Vicomte pourfendu d'Italo Calvino, et cela nous a donné envie de découvrir les deux autres volets de la trilogie qu'il forme avec Le Baron perché et Le Chevalier inexistant. 


Bien qu'il soit sérieusement insolé, on s'est laissé tenter par ce TDQ, qu'on ne connaissait pas - et dans lequel l'auteur anglais prend hardiment la défense de Judas Iscariote, cherchant à prouver qu'il n'est pas forcément le coupable ou le traître que l'on croit. 

Entre les pages d'un de ces livres, on a découvert cette petite merveille, qu'on reproduit évidemment - et qu'on inclura à ultérieurement à nos “Truffes du Pauvre”. 

Commentaires

  1. Sachant que Borgès en pinçait pour De Quincey (qu'il m'avait fait découvrir, entre tant d'autres), on comprend d'où vient l'inspiration de la nouvelle "Trois versions de Judas" dans le recueil Fictions

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    1. Bon sang mais c'est bien sûr ! Pour être franc, le texte de TdQ m'a donné du fil à retordre. Pas d'une lecture aisée - ou alors, je suis un peu fatigué...

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  2. Rien à voir, mais en pleine lecture enthousiaste des chroniques d'un Patachon, je profitais du passage pour vous remercier vivement du plaisir que vous nous procurez.

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  3. Bonjour, et merci ! C'est que c'est un chouette livre !

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