Emplettes


commentaire : la photo de quatrième est assez saisissante, de même que celle qui figure en couverture de cette première édition du Manuel de Saint-Germain-des-prés de Boris Vian. À l'origine, le livre devait être publié en 1950 par les éditions Toutain (spécialisées dans les cartes, les plans et les guides touristiques), mais la sortie et l'insuccès de deux autres livres de Vian chez le même éditeur (L'Herbe rouge et L'Équarrissage pour tous, dans lesquels était d'ailleurs annoncé le guide) eurent raison des finances de la maison et du projet. Il fallut attendre 24 ans, et cette édition du Chêne, pour avoir une idée de ce qu'aurait pu être ce Manuel : si le texte est bien celui qui était prévu, les illustrations  promises (disparues ? jamais réalisées?) ont été remplacées par des photos. Depuis, le livre est régulièrement réédité.




Il y en a beaucoup, des livres de ce genre. Celui-ci, publié en 1964, a entre autres particularités celles d'être très spiritual et d'être écrit à plusieurs mains, dont celles de Philippe Jullian (très en forme), Violet Trefusis ou même le poète Jean Follain, avec une dizaine de pages sur les sauces. Étonnant.




Sauf erreur, c'est le premier livre de Jean-Jacques Lefrère (bizarrement prénommé Jacques ici), disparu en 2015 et connu pour ses inestimables travaux sur Rimbaud, Laforgue et Lautréamont. Publié en 1977, Le Visage de Lautréamont offrait des éléments biographiques inédits sur le mystérieux Isidore Ducasse, à commencer par cette photo qui offrait enfin un visage à l'auteur de Maldoror - même s'il persiste toujours un doute sur l'identité de la personne photographiée. Notre exemplaire est enrichi d'un envoi de l'auteur à une journaliste que nous n'avons pu identifier (Liliane quelque chose...), d'une carte de l'éditrice à la même journaliste et du prière d'insérer. 









Acheté 0,20 € chez Boulinier pour réfléchir à un projet. On s'est avisé que Day Lewis (de son vrai nom Cecil Day-Lewis, 1904-1972) est le père de Daniel Day-Lewis. Connu comme poète, il a aussi écrit des romans policiers sous le pseudonyme de Nicholas Blake, avec un héros récurrent, Nigel Strangeways, inspiré à l'origine par W.H. Auden. L'un de ces romans; The Beast Must Die, a été adapté au cinéma par Claude Chabrol - Que la bête meure.



On se demande encore pourquoi on a pris ce bouquin - l'envoi à Georges Conchon, peut-être, et aussi deux ou trois pages qui nous ont fait sourire. Mais dans l'ensemble, ça ne vole pas haut...




Cela faisait longtemps qu'on entendait parler de ce livre, sans se décider à l'acheter. C'est chose faite : 0,20 € chez Boulinier... 



On n'a pas saisi le sens de cette revue, fourre-tout déconcertant d'extrait de livres, de journaux, d'interviews, d'inédits, etc. Ça va dans tous les sens, on passe d'Alphonse Allais à Maurice Blanchot, mais le casting est stimulant et le résultat se révèle riche en trouvailles intéressantes.




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