Frédéric Vitoux - L'Express de Bénarès



commentaire : on s'est immergé avec bonheur dans cette évocation de l'auteur des Cartes postales, cette poignée d'adorables poésies qui ont permis à Henry Jean-Marie Levet de ne pas sombrer dans l'oubli - et d'occuper une place d'honneur dans notre bibliothèque, au côté du Larbaud de Barnabooth. On ne connaissait pas grand-chose de lui, et on n'en sait à peine plus tant ce personnage étrange qui côtoya la bohème de Montmartre au tournant du XIXe et du XXe semble avoir fait de son mieux pour brouiller les pistes et effacer ses traces - aidé post-mortem par ses parents. Frédéric Vitoux a passé deux années à essayer de relier quelques points entre eux, d'en découvrir de nouveaux, livrant au final un bouquin fin et touchant, personnel, où il est aussi beaucoup question de Valery Larbaud et Léon-Paul Fargue à qui on doit la première édition des poésies de Levet (voir ici).  

On ne connaît pas vraiment l'oeuvre de Vitoux, mais le livre nous a donné envie de nous y intéresser. En parcourant le “du même auteur” situé en fin de volume, on s'est aperçu qu'on avait dû acheter un de ses livres (et le prêter, on ne l'a plus), qui porte l'un des plus jolis titres qu'on connaisse : Il me semble désormais que Roger est en Italie. Mais à qui a-t-on pu le prêter ?

Commentaires

  1. Le petit livre au si joli titre sur Roger Tailleur est une merveille, l'un des plus beaux hommages qu'ait inspiré l'amitié. Tailleur était l'une des meilleures plumes de la revue Positif (un choix de ses articles a paru chez Actes-Sud), jusqu'au jour où il a tourné la page du cinéma pour ne plus s'occuper que de sa seconde passion, l'Italie. Vitoux a consacré un autre livre du même genre à un autre de ses amis disparus : Bernard Frank est un chat (Léo Scheer).

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  2. Tout ça ne me dit pas où est passé mon exemplaire... En tout cas, je vais me mettre en quête du livre sur BF.

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