Emplettes



commentaire : c'était au milieu des années 70, on devait être en cinquième / quatrième, et un ami qui avait une grande soeur baba cool très au fait de l'époque nous avait initié à toutes sortes de choses qui sans lui nous aurait sans doute échappé : le rock progressif, l'encens au patchouli, les sabots suédois, Actuel, les concerts à la Mutualité, Fluide GlacialHara Kiri, etc. On se souvient tout particulièrement de cet album de Copi auquel, pour être franc, on n'avait pas compris grand-chose. Mais le titre nous avait plu et, pendant une bonne année, notre ami et nous-même avions répété le titre à l'envi, pour un oui ou pour non - avec cette expression et cette voix stupides qu'on peut avoir, adolescent, quand on se croit plus malin que les autres. Ça nous a fait tout drôle de tomber sur cet album, publié en 1975 aux éditions du Square, dans la série Bête et Méchante dédiée aux auteurs de Hara Kiri : Cabu, Cavanna, Professeur Choron, Delfeil de Ton, Gébé, Pichard, Reiser, Willem et Wolinsli, pour citer les plus connus. 



Autre album de la série Bête et Méchante, publié en 1973, et trouvé dans la même caisse de “drouille”. C'est très con et pas très drôle, pour être honnête.


On avait un vague, très vague souvenir de cette revue - au titre bataillien - qui connut une existence aléatoire et éphémère : six ou sept numéros, parus entre 1970 et 1981. Sauf erreur, car les informations ne sont pas faciles à trouver. De son animateur, on ne sait pas grand-chose non plus, sinon qu'il est né en 1948 à Paris, qu'il était bibliothécaire de formation, travailla dans un centre culturel et dans l'organisation d'expositions autour de la BD. Il est mort en 1984. La revue est assez curieuse, d'une bonne tenue pour une publication plutôt underground, et le sommaire, qu'on reproduit, est assez stimulant.



Dans un sursaut de pudeur, on s'est permis de masquer deux détails de la couverture de cette oeuvre rare, sans doute publiée à la fin des années 70. L'intérieur est dans le même goût, avec au bout de quelques pages l'intervention d'un personnage masculin. L'action se déroule dans une seule et même pièce. Il n'y a pas que des photos, il y a aussi du texte, dont on donne un aperçu plus bas - la première page qui, quoique très chaste, donne une idée du style. Le texte n'a au demeurant qu'un lointain rapport avec les images qu'il accompagne. 





L'édition anglaise, chez Fulcrum Press (1967), d'un livre publié en 1965 aux États-Unis. On ne connaît rien de l'oeuvre de Snyder, mais la couverture nous a plu. Et l'intérieur ne nous a pas déplu, à première vue : une poésie beat, un rien mystique, dans la lignée de Walt Whitman et Ezra Pound, et visiblement très influencée par Thoreau. La quatrième de couverture propose des titres publiés par Fulcrum Press, suite assez fascinante de noms totalement inconnus (pour ce qui nous concerne)  : Edward Dorn, Basil Hunting, Roy Fisher, Ian Hamilton Finlay, Tom Pickard, Jerome Rothenberg, Larry Eigner… 


Ça y est : on a commencé d'acheter systématiquement les livres de cette collection joliment illustrée, dont la maquette de couverture est vraiment réussie et qui réunissait des auteurs de qualité. Ce volume consacré à Akira Kurosawa (1973) est signé Michel Mesnil, de son vrai nom Maurice Mourier, qu'on eut comme prof à Nanterre pour un brillantissime cours sur le cinéma expressionniste allemand qui fut une révélation. Michel Mesnil publia un texte dans la petite revue éphémère qu'on anima au milieu des années 80, une évocation du Vivre de Kurosawa et de l'acteur Takashi Shimura.


On est un peu effaré de découvrir maintenant seulement ces Mémorables, publiés en trois volumes (tome I 1918-1923, chez Flammarion en 1957 - tome II 1924-1930 chez Flammarion en 1960 - tome III 1930-1945, chez Grasset en 1978) et réunis en 1999 en un seul volume chez Gallimard. On n'a ici que les deux premiers volumes, dont on reproduit les “tables” pour montrer toute la richesse du contenu. C'est proprement étourdissant.










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