Emplettes



commentaire : une collection des années 1940 avec un artwork particulièrement réussi - on a jeté un coup d'œil aux autres couvertures, sur Internet, certaines sont saisissantes. Et le contenu est un avant-goût des manuels de développement personnel qui occupent aujourd'hui des rayons entiers des librairies. La bibliographie de Raymond de Saint-Laurent, qui fut traduit dans le monde entier, est impressionnante. Peu d'informations à son sujet sinon que son nom complet est Raymond de Thomas de Saint-Laurent, qu'il est né en 1879 et mort en 1849, qu'il fut docteur en théologie… prêtre et chanoine de la cathédrale d’Uzès.





Le livre avec envoi de la semaine, signé Tristan Klingsor, dont on avoue n'avoir pas grand-chose à dire. Le dédicataire est la compositeur Paul Pierné, qui mit en musique un certain nombre d'œuvres de Klingsor (lui-même musicien à ses heures). À noter, sur la page de justification du tirage, ce monogramme rouge sang assez spectaculaire. On a toujours été intrigué par cette pratique remarquée sur les anciens Mercure de France : tantôt une numérotation (correspondant au chiffre de tirage de l'exemplaire), tantôt une espèce de coup de tampon apposé par l'éditeur ou l'auteur. On trouvera ici une tentative d'explication et les références d'un petit livre d'un apparemment consacré à la question - on n'st pas certain d'avoir vraiment compris. 






On avait lu il y a très longtemps L'Océan, du même auteur. On avait bien aimé, nous semble-t-il, mais peut-être pas au point d'acheter ce roman-ci, qui l'avait précédé de trois ans.





On a quelques livres sur le jazz, mais dans le genre, on a trouvé celui-ci vraiment bien fait dans sa présentation, à la fois chronologique et thématique. Beaucoup d'illustrations, aussi. Et une approche très grand public, qui évite certains écueils partisans qui plombent parfois d'autres ouvrages du même genre.



1 € pour cette demi-reliure qui prenait la pluie et qu'on a sauvé d'un sort misérable. Et le livre, un des plus connus de l'auteur, a l'air distrayant - avec, pour ne rien gâter, quelques illustrations de Maurice Oberlé.






10 ans, rien que ça, se seront écoulés entre la découverte de cette revue (voir ici) et l'acquisition d'un autre numéro, qui doit être le premier. Pour ce qu'on en a vu, en feuilletant la chose, notre avis n'a pas beaucoup changé. Décevant. En revanche, on a bien aimé l'épigraphe, signé Roger Nimier.





On ignore comment ce livre s'est retrouvé dans le sac qui nous sert à transporter nos “emplettes”. Il semblerait qu'on l'ait pris par erreur après avoir payé notre vendeur. Autrement dit, on l'a plus ou moins volé. 


Lui aussi, on l'a sauvé de la pluie et acquis pour une pièce d'1 €. On a découvert au verso l'existence d'un 45 tours de la même époque présenté comme la BOF de L'Année dernière à Marienbad. On en rêve déjà… 


Commentaires

  1. Deux punctum(s), comme disait le vieux Barthes devant sa collection de formats 4x4 :
    - la veste pied-de-poule du type attentif
    - Bolotnikov (plus personne n'aimerait s'appeler ainsi de peur de se voir rebaptiser "bolos"), ceci dit le roman a l'air goûteux (à se demander s'il n'y eut pas quelque kamikaze de l'édition chez Minuit) !

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    Réponses
    1. • Si je m'écoutais, j'achèterais toute la collection - certaines couvertures sont ahurissantes (L'Habitude, L'Art de Parler en public, L'Imagination, LA Mémoire, …) Et toujours des sujets masculins.
      • Quant à Minuit, oui, la période de la fin des années 70 au milieu des années 80 fut assez étranges, pas mal de trucs très olé-olé… L'influence de Mathieu Lindon, peut-être, qui avait un rôle assez actif, je crois, au côté de son père.

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