Emplettes



commentaire : la première édition américaine intégrale du roman de Bataille (1968). Ce n'est toutefois pas la première traduction en langue anglaise, qui remonte à 1953 et fut publiée chez Olympia Press - on est d'ailleurs en train de lire la passionnante (et par moments exaspérante) autobiographie de Maurice Girodias, Une journée sur la Terre, les jardins d'Éros. On ignore s'il s'agit de la même version et du même traducteur. The Naked Best at Heaven's Gate est le titre anglais de Madame Edwarda. Étonnant, non ?



Un monumental ouvrage de plus de 650 pages, trouvé dans une caisse pleine d'assiettes, et qui nous a été cédé pour 2€.



Assez illisible, mais intéressant à parcourir pour découvrir un pan de la dinguerie des Maritain. On peut même éprouver une certaine fascination.


Publicitaire, Clare Barnes Jr connut à la fin des années 1940-1950 un gros succès de librairie avec White Collar Zoo, puis Home Sweet Zoo, recueils de photographies d'animaux qu'accompagnaient des légendes humoristiques. Il déclina ensuite le principe avec d'autres ouvrages : Campus Zoo, Political Zoo, etc. Sleeping Zoo continue d'exploiter le filon en utilisant des photographies anciennes. Pas mal, sans plus. 






Une rareté, en même temps qu'un classique. On est un peu surpris quand on lit Denis Roche affirmer que c'est le “seul journal intime publié par un photographe au XXe siècle” : nous vient aussitôt à l'esprit le journal de Cecil Beaton - il y en a sûrement d'autres. Mais peut-être Roche ne le considérait-il pas vraiment comme un Photographe (avec la majuscule). Il fut une époque où les photographes de mode (et Beaton n'est pas que cela) étaient vus avec un certain dédain. C'est toujours un peu le cas, à la réflexion.




Dans la même collection :

1. De Shanghai à Canton de Thomas Raucat (frontispice de François de Marliave, 1927)

2. Au Maroc d'Abel Bonnard (frontispice de Jean Berque, 1927)

3. Rhénanie de Pierre Mac Orlan (frontispice de Jean Oberlé, 1928)

4. Portrait de Madagascar de Pierre Camo (frontispice de Jacovleff, 1928)

5. Bruxelles de Jean Fayard (frontispice de Haardt, 1928)

6. Uruguay de Jules Supervielle (frontispice de Daragnès, 1928)

7. Huit jours à Séville de Francis Carco (frontispice de Maurice Barraud, 1929)

8. Blason de la Pologne d'André Thérive (frontispice de Moïse Kisling, 1929)

9. Hispano-moresque de Henry de Montherlant (frontispice de Georges Capon, 1929)

10. Polynésie de Jean Dorsenne ; (frontispice d'Urbain Faure, 1929)

11. Esquisses havanaises de Jean-Louis Vaudoyer (frontispice de Mariano Andreu, 1930)

12. Caucase d'André Beucler (frontispice de Pierre Guastalla, 1931)

13. Berlin de Jean Giraudoux (frontispice de Chas-Laborde, 1932)



Déjà, le titre français est trompeur : la traduction littérale de l'original donnerait plutôt quelque chose comme Le Journal d’une Jeune Adolescente, de onze à quatorze ans et demi - ce qui n'est pas tout à fait la même chose. Le livre fut édité en 1919 par une certaine Hermine von Hug-Hellmuth, proche de Freud et psychanalyste elle-même. Une petite lettre de Freud sert d'ailleurs d'introduction à ce texte… dont on sait aujourd'hui qu'il s'agit d'une supercherie : von Hug-Hellmuth en serait l'auteure. Elle fut assassinée en 1924 par son neveu de 18 ans “qu'elle avait élevé puis placé en maison de redressement et qu'elle analysait” (Wikipedia). On aurait tendance à penser que Hermine n'était pas très claire…




Voilà longtemps qu'on avait très envie de lire ce livre, ou du moins de voir à quoi il ressemble. On a fini par tomber sur cet exemplaire, toujours couvert du papier cristal d'époque, et “personnalisé” par sa première propriétaire qui, apparemment, de l'époque trouvait le roman un peu trop corsé à son goût. C'est en effet assez audacieux, tant dans le fond que dans la forme, surtout quand on sait qu'il fut écrit en 1967 par une adolescente de 16 ans. Le livre était “truffé” d'une troublante photo des deux soeurs Breillat. À noter qu'en 1967, alors que Catherine écrivait son roman “à ne pas mettre entre toutes les mains”, sa soeur interprétait à la télévision Bernadette Soubirous, sous la direction de Marcel Bluwal…  







Arcadie, revue littéraire et scientifique, était la revue du mouvement du même nom (Arcadie), qui se présentait ouvertement comme homophile. Arcadie, le mouvement, vit le jour dans les années 1950 (1954) et perdura jusqu'en 1982. On trouve un bon résumé de l'histoire ici et . S'il y avait au début des photos et des petites annonces de rencontres, elles ont disparu afin que la revue ne soit pas interdite. On trouvait néanmoins quelques publicités de lieux où les “Arcadiens” recevaient le “meilleur accueil”. L'intérêt des articles est inégal, mais certains sont étonnants et parfois émouvants.







Indéniablement la plus perchée de nos trouvailles récentes. La couverture, déjà, est un chef-d'œuvre. Et le reste est à la hauteur. La dernière fois qu'on avait entendu parler de Raël, c'était à l'époque de La Possibilité d'une île de Michel Houellebecq, qui s'était inspiré du bonhomme et de sa secte - ce qui lui avait valu d'être nommé “guide (ou prêtre) honoraire”. Apparemment, si l'on en croit son site, le mouvement raëlien est toujours actif. On remarque soudain la médaille que Raël, de son vrai nom Claude Vorilhon, porte autour du cou…









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