Emplettes



Commentaire : on n'est pas trop (voire pas du tout) client des livres de cuisine, et de cuisiniers. Mais Pierre Jancou est un type à part, à la trajectoire étonnante et aux partis pris passionnants (vins vivants et cuisine brute). Et puis le livre est écrit par François Simon. Il était perdu dans l'habituel bric-à-brac d'un de ces vendeurs de “drouille” qui s'installent en marge des brocantes et vide-greniers parisiens. Cette Table vivante est sortie en 2015, à l'époque du restaurant Heimat, aventure qui fut le premier échec de Jancou et le poussa à quitter Paris. Depuis, il est parti s'installer à Châtillon-en-Diois (dans la Drôme, 550 habitants), où il a repris le Café des Alpes, projet à ouverture irrégulière qui lui permet d'aller glisser son tablier et ses tatouages derrière les fourneaux d'adresses diverses, souvent situées en Suisse, dont il est originaire.
En parcourant le livre (avant de le lire plus en détail), on s'est aperçu que la première adresse parisienne de Jancou était La Bocca, rue Montmartre. Et on s'est souvenu qu'on avait justement écrit la notice de ce restaurant dans le tout premier guide du Fooding, où l'on était en charge du 2ème arrondissement. C'était en 1999, il y a tout juste 20 ans. 






Le genre d'achat dont on aurait pu se passer, mais à 1€ pièce, comment résister ?




Un roman qui a connu son heure de gloire, mais qui semble aujourd'hui plus ou moins oublié - il n'est plus disponible chez son dernier éditeur en date, Stock. On va le lire pour se faire une idée. À noter la belle couverture de Philippe Caza, plus connu pour ses illustrations de science-fiction. Il est d'ailleurs possible que ce soit une de ses premières couvertures - le livre date de 1964, il avait alors 23 ans…








On a lu plusieurs livres de Louis-Henri de la Rochefoucauld. Du franchement raté (le dernier en date) au presque réussi (le précédent, Le Club des vieux garçons), il n'a pas encore réussi à nous convaincre  totalement. On repart donc aux sources, avec ce premier roman publié en 2010.



Le livre est en piètre état, mais l'illustration de couverture est vraiment belle - et le prix… attractif. On a rapidement lu ce roman étrange, agréablement désuet, destiné au jeune public, et on ne sait trop quoi en penser. Car l'histoire de cet homme très riche et très malheureux (il travaillait trop et sa femme l'a quitté avec leurs deux fils…) qui a aménagé une île méditerranéenne pour y accueillir durant plusieurs mois de jeunes garçons de milieux défavorisés est pour le moins étrange… Mais sans doute a-t-on l'esprit trop mal tourné (on trouvera ici une intéressante lecture du livre). Cette Île rose publiée en 1924 eut une suite en 1930, intitulée La Colonie. Les illustrations d'Edy Legrand (apparues avec l'édition Albin Michel de 1929) participent au charme de l'ouvrage. Notre édition, datée de 1947, porte un drôle d'avertissement : “Les dessins d'Eddy Legrand, exécutés en 1928, sont à la demande de l'artiste, reproduits ici pour la dernière fois”. À croire qu'Edy Legrand avait un problème avec ses illustrations pour la jeunesse : il a fallu attendre 2004 pour voir une réédition de son très fameux, et magnifique, Macao et Cosmage, ou l'expérience du bonheur, édité par la NRF en 1919 (voir ici la reproduction de quelques planches).






Commentaires

  1. J'ai commandé les hommes dans la neige. Vous incitez à la dépense, cher ami.

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    1. Je l'ai lu : ce serait plus que plaisant (une espèce de Wodehouse teuton) si la traduction n'était pas catastrophique. Mais peut-être a-t-il été retraduit par la suite (ou la traduction révisée). TU me diras - je me permets de vous tutoyer…

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    2. Je viens de le recevoir. Traduit par Ethma Rickmers, 1989. Je vous te dirais.

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    3. C'est la même traduction, j'en ai peur…

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    4. Je te le confirme. On trouve des horreurs du genre "Laissez-lui la paix" au lieu de "Fichez-lui la paix". Et même des contresens ou des oublis qui rendent certains passages fort chaotiques. Du même auteur, "Vers l'Abîme" me semble pouvoir être moins décevant, republié avec une bonne traduction. Mais Kästner y évolue dans un registre différent, noir, cynique et obscène. On est dans le délétère allemand de la pré-guerre.

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    5. J'avoue ne pas comprendre comment le livre a pu connaître un tel succès et tant d'éditions (jusqu'à récemment) sans qu'aucun éditeur ne s'émeuve du niveau de la traduction…

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