Emplettes

commentaire : il est en piètre état, du moins la couverture, mais c'est à cause de cette apparence, justement, que personne ne lui prêtait la moindre attention dans ce vide-greniers très fréquenté. Il était posé sur une table à côté de deux livres de poche et d'un livre pour enfants, et de choses diverses sans rapport avec la littérature (bijoux, vêtements, etc.) On l'a échangé contre une pièce d'1 euro. C'est la première réédition des Poésies 1 (sous un titre étrange, soit dit en passant) de Lautréamont / Isidore Ducasse, à une époque où  les surréalistes faisaient leur possible pour faire redécouvrir l'auteur. 


Une curiosité : on ignorait que Béjart avait écrit un roman - qui deviendra un ballet en 1965, sous le même titre. 



Difficile de résister à cette couverture et à ce titre hautement improbable. Étrangement, on n'a pas cru affubler l'auteur d'un pseudonyme anglo-saxon - le roman se passe aux États-Unis -, même si Louis de la Hattais est un des innombrables pseudonymes de Louis Fournel, lequel a droit à une fiche Wikipédia (ici) qui donne une petite idée de la bibliographie surabondante de notre auteur. 






On n'a qu'un volume (Célébration du petit pois) de cette collection qui en compte presque 70, publiée aux éditions Robert Morel à partir de 1961. Les premiers titres, comme celui-ci, comportaient un marque-page en tissu marqué CÉLÉBRATION.





On avait déjà celui de gauche, on a maintenant celui de droite…




Une jolie trouvaille, puisque c'est la toute première édition de ce roman de 1932, qui se déroule en grande partie place des Vosges, pas très loin de chez nous. Roman très noir, au final presque irrespirable.


Première édition de ce journal intime couvrant la période 1939-1944. Résumé trouvé sur le site Grasset  :
“Voici le journal intime de Roger Stéphane entre 1939 et 1944. Malgré la tragédie des temps, Stéphane rencontre « tout le monde » dans la littérature, Cocteau, Julien Green, Gide, Malraux, ainsi que dans la politique. On fait des mots d'esprit : « Définition du général Gamelin par Baudelaire : "Je hais le mouvement qui déplace les lignes !" ». La drôle de guerre ne dure pas, et Roger Stéphane se retrouve à Vichy. S'ensuit un tableau aussi brillant que féroce de l'Etat français. Stéphane rejoint la Résistance. Emprisonné puis libéré, il entre dans la clandestinité. CInq années de l'histoire de France vécues par un jeune homme lettré, enthousiaste, parfois naïf, toujours courageux.” On verra.


On voulait depuis un certain temps ce livre, mais on attendait de tomber sur une édition ancienne et sur un exemplaire qui ait vécu. On est servi.

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