commentaire : petit souvenir d'un séjour italien qui nous a fait passer par Tarquinia, charmante ville qui abrite une incroyable librairie de livres d'occasion. Il n'y a pas grand-monde pour venir en pousser la porte et c'est bien dommage. Son propriétaire, un monsieur “d'un certain âge”, occupe son temps en apprenant des langues étrangères…
À noter l'adresse de l'imprimeur : 11, rue de Sèvres. En 1964, les éditeurs pouvaient donc faire imprimer des livres de grande diffusion en plein Paris…
On est tombé sur ces deux livres de la collection Les Essais, créée en 1931, en complément des Documents Bleus, qui existaient depuis 1923. Cette nouvelle collection était animée par Jean Paulhan, Brice Parain et Raymond Queneau. Tirages limités sur papier Alfa mousse des papeteries Lafuma-Navarre. Le Larbaud est une compilation de textes parus ici ou là. Dans celui intitulé Lettre aux imprimeurs, VL s'agace des coquilles et corrections erronées dont il rend les imprimeurs responsables. D'où l'amusant passage qu'on reproduit.
Une rareté, apparemment, ainsi présentée par l'éditeur (Syllepse) qui l'a réédité : “Ce livre, paru en 1936, eut un destin maudit : il fut proscrit par le «communisme» soviétique et brûlé par les nazis.
Les deux auteurs soumettent à l'analyse l'aspect public de la conscience sociale et démontent les mécanismes qui permettent aux pouvoirs dominateurs d'imposer aux individus des représentations inverses aux réalités. Ainsi peuvent-ils élargir la théorie de l'aliénation de Marx.
Pour eux « fétichisme, aliénation, mystification sont trois termes presque équivalents, trois aspects d'un seul fait ».
Ce livre, le premier d'une série qui devait s'intituler « Science des idéologies », distingue deux éléments fondamentaux : la conscience sociale et la conscience privée. Mystifiées, ni l'une ni l'autre ne peuvent passer pour critère de vérité. Hier et aujourd'hui séparées, il s'agissait précisément d'en retrouver théoriquement l'unité.
Le projet ne fut jamais réalisé en totalité: Norbert Guterman, immigré de Varsovie et « sans papiers » dut d'abord fuir la France, ensuite arriva la guerre où Henri Lefebvre entra en résistance.
Le nom nous disait quelque chose. Vérification faite, on possède déjà un de ses livres, le curieux Petit précis de l'escroquerie, à l'usage des jeunes gens et de leurs maîtres, publié en 1967. Il fut journaliste (notamment au Figaro) et publia quelques livres oubliés, à l'exception d'un bref ouvrage publié en 1965 chez Robert Morel (dans un curieux format à l'italienne) et réédité par les éditions (suisses) Métropolis, avec une préface de Yasmina Reza (voici ici). Si l'on a bien compris, il y évoque la perte de sa femme, Lil.
Difficile de passer à côté d'un titre et d'une couverture pareils ! Et le contenu n'a pas l'air mal non plus. Une façon d'aborder le cas Gurdjieff par le petit bout de la lorgnette.
























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