Emplettes


commentaire : une jolie trouvaille, insolite, que cette édition peu courante des Choses de Georges Perec publiée en 1969 aux Éditions du Progrès - lesquelles avaient pour mission principale de traduire des textes russes dans toutes les langues possibles - textes littéraires, politiques, économiques, scientifiques, livres d’art, livres pour enfants, etc. - et de les diffuser dans le monde entier. Cet outil de propagande et de soft power du régime soviétique imprima ainsi des centaines de millions de livres… dont celui-ci, assez  inattendu : une édition des Choses de Perec en V.O., c’est-à-dire en français. La préface, en russe, fait penser que le livre était destiné à un public russe - tout comme les notes de fin de volume où sont expliqués certains termes et certaines références, comme Western, Hitchcock ou Marienbad. 






Aussi curieux qu'inutile : ce petit lexique anglais-arabe doit dater des années 1950-1960. Il était destiné aux employés de l'entreprise américaine de travaux publics Atlas Constructors qui opérait sans doute au Maroc, en Tunisie et en Algérie - c'est en tout cas ce que laisse penser son nom…




Elle fut avec Juliette Greco une des têtes d'affiche des Saint-Germain-des-Prés des années 1940 et 1950. Cazalis a un côté tête-à-claque, limite insupportable, le livre part un peu dans tous les sens, mais il est bourré d'anecdotes rigolotes et prend un mail plaisir . À ranger à côté du La Fête à Saint-Germain-des-Prés de Marc Dolnitz, grand ami d'Anne-Marie Cazalis.



Là aussi, il est question de Saint-Germain-des-Près… Voici ce l'auteur écrit du livre, dont on ne sait pas trop quoi attendre : En 1954, si je ne me trompe, Pierre Brisson me demanda d’écrire [pour le Figaro] un petit roman, dans le texte duquel les concurrents découvriraient, les invraisemblances, les erreurs de dates, de noms, de lieux, de citations. Je n’ai pas beaucoup d’imagination, je ne suis pas romancier. Aussi tout en m’efforçant à la bonne humeur, ai-je emprunté à Voltaire le titre et l’idée du roman, non l’intrigue ni le dénouement, car son « Ingénu » finit mal, des personnages, quelques situations, quelques répliques et tournures de phrases. C’est du vol assurément : je dois m’en excuser. Mais Voltaire ne se privait pas et Fréron le mettait dans de grandes colères chaque fois qu’il relevait dans un de ses contes quelque épisode dérobé à un auteur étranger ou peu connu. Cet été, rangeant une armoire remplie de papiers, j’ai retrouvé les feuillets jaunis du « Nouvel ingénu ». En conservant la trame, je me suis amusé à le récrire librement, en me rappelant que nous étions en 1971 et en pensant avec quelque présomption que, peut-être, il amuserait autrui.







Une jolie trouvaille - et un régal pour les yeux.





Le livre était à 0,20€ chez Boulinier. C'est sans doute la raison principale qui a motivé son achat. En même temps, il est assez drôle - avec 40 ans de recul…




Une jolie trouvaille, achetée au même endroit et au même prix que le précédent. On ne connaissait pas ce Georges Saint-Bonnet dont la biographie est un peu dure à suivre, mais mérite d'être lue (ici ou ). On ne connaissait pas non plus ce commissaire Vasseur, dont il a fait un personnage récurrent. Ce qui est intéressante dans l'histoire, c'est que ce Marché noir fut publié en 1942. À une certaine époque (voir ici), on s'était mis en tête de retrouver des romans - des romans policiers, notamment - publiés pendant l'occupation allemande et évoquant certains aspects de la vie quotidienne des Français à l'époque - contrôle de papiers, couvre-feu, marché noir, etc. On avait plus ou moins renoncé, ne trouvant rien ou presque. Ce Marché noir et le commissaire Vasseur pourrait relancer les choses. La première page, reproduite, n'est pas mal du tout…






Même provenance, même prix - et le livre a l'air épatant, très enjoué 






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