Emplettes

 

commentaire : on est devenu un peu accro à ces vieilles couvertures du Livre de Poche (quand elles sont réussies, bien sûr, et que le texte a un minimum d'intérêt à nos yeux). Les deux Sagan ont chacune son charme, même si on préfère la première, pleine de sensualité. Elle n'est pas signée, comme la seconde, où il nous semble toutefois reconnaître la patte de Tom Keogh, illustrateur qu'on avait déjà évoqué ici. On aime aussi beaucoup la Graham Greene, très roman noir. Le dernier livre de la série n'est pas un Livre de Poche, mais on a récemment dévoré Le Mépris du même Moravia (voir ici) et eu envie de poursuivre la découverte de cet auteur. Par ailleurs, on ne trouve pas si souvent Jan Lenica en couverture…








On avait trouvé une autre version - un tiré à part - de ce livre étrange, il y a quelques années (voir ici). L'auteur étudie le visage de grandes “figures” intellectuelles et artistiques, comparant notamment le côté droit et le côté gauche, le haut et le bas, pour tenter d'en tirer des conclusions… plus ou moins convaincantes.




Un ouvrage fondamental.



Une autre lubie : les vieux guides et répertoires de rues parisiens. Celui-ci, tout peut, doit dater de la fin des années 1950.




Assez peu courant, ce Petit premier est le premier ouvrage d'André Monselet, fils de Charles Monselet, lequel préface le livre. André Monselet n'a pas publié grand-chose d'autre, hormis une biographie de son père et une poignée de petites fantaisies en un acte. On donne plus bas un extrait de Bob et Joë, folie en un acte de 1886, dont on se demande quel effet elle put avoir sur les spectateurs de l'époque (si spectateurs il y eut). On est entre Ionesco et le foutage de gueule absolu… Quand on voit le nom de l'éditeur du Petit premier, on comprend un peu mieux : Jules Levy fut un des fondateurs des Hydropathes et celui des réjouissants Arts incohérents. On aime beaucoup la présentation typographique de sa devise, au passage… 
Quant au Petit premier, c'est une série de balades dans Paris et sa banlieue, puis une croisière de Paris jusqu'au Have en bateau, pour ce que l'on a lu pour l"instant, c'est plaisant, bien observé et assez drôle. 





Commentaires

  1. Moravia, c'est non seulement un auteur attachant (je n'ai pas trouvé mieux comme adjectif mais il se trouve aussi que c'est un auteur auquel je m'attache - ou qui m'attache à lui - , alors !) mais c'est un auteur qui me force aussi à fouiller les étalages et bacs des bouquinistes dans l'espoir d'en dénicher en éditions de poche, ou autres éditions modestes. Du coup, j'ai regardé dans mes bouquins et ai ressorti ses "nouvelles romaines" parues en 71 dans la collection "J'ai Lu", avec sa couverture orangée et son paysage de toits romains quasi monochromes fabriquée par une certaine Françoise Boudignon. La couleur orange n'est certainement pas ma favorite mais il se trouve qu'ici elle fonctionne avec l'idée convenue que l'on se fait des étés romains. Ah, il y a aussi les Curzio Malaparte en poche. Cesare Pavese (pour balayer le rayon italien) est plus dur à trouver en éditions bon marché avec des couvertures pas trop mal ou en langue italienne peut-être mais ne lisant pas l'italien !

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    1. Mon auteur italien reste peut-être Soldati, mais il fut assez peu édité en poche - sauf à considérer les petits volumes du Cabinet des Lettrés, au Promeneur, comme des livres de poche (les Soldati étant le plus souvent agrémentés d'une illustration de Pierre Le-Tan)…

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